Attentats de novembre: Mohamed Amri et Ali Oulkadi, soutiens d'Abdeslam, mis en examen

TERRORISME Les deux hommes ont été livrés ce mercredi par la Belgique aux autorités françaises…

20 Minutes avec AFP

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Mohamed Abrini et Salah Abdeslam, filmés par la caméra de surveillance d'une station-service à Ressons, lors de leur fuite vers la Belgique.

Mohamed Abrini et Salah Abdeslam, filmés par la caméra de surveillance d'une station-service à Ressons, lors de leur fuite vers la Belgique. — WILLIAM ABENHAIM/SIPA

Nouvelles extraditions dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris. Mohamed Amri et Ali Oulkadi, soutiens de Salah Abdeslam, ont été remis à la France ce mercredi. Quelques heures après leur arrivée sur le territoire français, ils ont été mis en examen à Paris et écroués.

Les deux hommes sont mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes » et « recel de malfaiteur en relation avec une entreprise terroriste », selon cette source. Ils ont été placés sous mandat de dépôt par un juge des libertés et de la détention.

La justice belge avait donné en juin son feu vert à leur transfèrement vers la France.

Deux soutiens de Salah Abdeslam

Ali Oulkadi aurait aidé Salah Abdeslam à changer d’apparence durant sa cavale. Ce Français de Molenbeek a également véhiculé Salah Abdeslam dans Bruxelles le lendemain des attaques, selon son avocat.

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Mohamed Amri, 27 ans, est quant à lui suspecté d’avoir joué un rôle dans la préparation des attentats parisiens, selon le site belge RTL. info. Il serait également allé chercher à Paris Salah Abdeslam, seul membre des commandos parisiens encore en vie, le soir des attaques et l’aurait ramené à Bruxelles, en compagnie de Hamza Attou, qui a lui été transféré la semaine dernière en France. Il avait été a été interpellé dès le 14 novembre dans la commune bruxelloise de Molenbeek, d’où sont originaires plusieurs des personnes impliquées dans les attentats de Paris.

Le 9 juin, la justice belge avait également donné son feu vert au transfèrement vers la France d’un autre suspect clé, Mohamed Abrini, lui aussi visé par un mandat d’arrêt européen émis par les juges d’instruction français.