Emmanuel Faber, directeur général du groupe Danone.
Emmanuel Faber, directeur général du groupe Danone. - ERIC PIERMONT

La scène, tournée lors de la remise des diplômes à l’école HEC, a fait le tour des réseaux sociaux. Invité par la prestigieuse école de commerce, le directeur général de Danone, Emmanuel Faber, s’est livré à un discours personnel et sincère, loin des poncifs du CAC 40.

Devant les yeux ébahis des étudiants d’HEC, ce partisan d’une approche humaniste de l’entreprise a prôné des valeurs de « justice sociale » à travers un récit poignant.

« Sans justice sociale, il n’y aura plus d’économie »

« Après toutes ces décennies de croissance, l’enjeu de l’économie, l’enjeu de la globalisation, c’est la justice sociale. Sans justice sociale, il n’y aura plus d’économie », a expliqué le patron de Danone.

« Les riches, nous, les privilégiés, nous pourrons monter des murs de plus en plus haut […] mais rien n’arrêtera ceux qui ont besoin de partager avec nous. Il n’y aura pas non plus de justice climatique sans justice sociale », a-t-il ajouté.

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« La beauté de l’altérité »

Fervent catholique, Emmanuel Faber a également évoqué une anecdote très personnelle sur son frère, diagnostiqué schizophrène alors qu’il était encore étudiant à HEC. « Qu’est-ce qui m’a le plus marqué pendant mes trois ans ici ? C’est ce coup de fil que je n’aurais jamais voulu recevoir, à 21 heures […] et où j’ai appris que mon frère venait d’être interné pour la première fois en hôpital psychiatrique, diagnostiqué avec une schizophrénie lourde. Ma vie a basculé », a-t-il confié.

C’est à la suite de cet événement marquant que le patron du CAC 40 a découvert, dit-il, « la beauté de l’altérité » et une nouvelle manière de voir le monde.

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