Attentats de novembre: «Nous n'étions pas totalement prêts», concède la secrétaire d'Etat à l'aide aux victimes

TERRORISME Juliette Méadel a a notamment pointé le manque de coordination dans la circulation des informations aux victimes et aux proches...

Clémence Apetogbor

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 Hommages aux victimes de l'attentat du Bataclan. Boulevard Voltaire, Paris, FRANCE.

Hommages aux victimes de l'attentat du Bataclan. Boulevard Voltaire, Paris, FRANCE. — SIPA

La secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes a concédé ce jeudi que les services de l’Etat « n’étaient pas totalement prêts » lorsque les attentats du 13 novembre sont survenus.

Les services de l’Etat n’étaient pas prêts « à répondre à l’ensemble des besoins suscités par un drame d’une telle ampleur », a avoué Juliette Méadel devant la commission d’enquête relative à la lutte contre le terrorisme présidée par Georges Fenech (LR).

Des « erreurs dramatiques »

La secrétaire d’Etat a notamment pointé le manque de coordination « particulièrement criant » dans la circulation des informations aux victimes et proches, menant à « quelques erreurs dramatiques ».

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A cet effet, le rapporteur Sébastien Pietrasanta (PS) a mentionné que le standard de la Cellule interministérielle d’aide aux victimes (CIAV) « a sauté à 4 reprises » au soir des attentats de Paris.

« Il a pu y avoir un standard téléphonique qui n’était pas techniquement outillé » a reconnu la secrétaire d’Etat, rappelant que « 90.000 appels téléphoniques » avaient été reçus à ce numéro le soir du 13 novembre, après les attentats visant le Bataclan, les terrasses parisiennes et les abords du stade de France qui ont fait 130 morts.

1.147 victimes dénombrées

Les victimes ont besoin d’être protégées, prises en charge et accompagnées, de recevoir des informations fiables et d’être indemnisées, a égrené la secrétaire d’Etat, détaillant le contenu de ses objectifs en matière d’aide aux victimes.

Il faut également personnaliser le suivi dont elles peuvent bénéficier, a souligné Juliette Méadel.

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A ce jour, on dénombre 1.147 victimes (dont 493 blessées et 1.124 choquées) inscrites sur la liste unique des victimes, a-t-elle indiqué. Parmi elles, 80 personnes ont fait appel au secrétariat d’Etat pour des interventions plus spécifiques, dont 60 ont trouvé une solution concrète.