Installation d'une salle de shoot expérimentale pour la consommation de stupéfiants (cocaine, crack, heroine, métadone) dans un ancien local SNCF boulevard de La Chapelle à Paris, le 30 mai 2013.
Installation d'une salle de shoot expérimentale pour la consommation de stupéfiants (cocaine, crack, heroine, métadone) dans un ancien local SNCF boulevard de La Chapelle à Paris, le 30 mai 2013. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Malgré la controverse, l’expérimentation des salles de shoot en France va pouvoir bientôt débuter. L’arrêté pour l’autorisation de ces  salles de consommation à moindre risque (SCMR) a été publié ce vendredi au Journal Officiel.

« L’arrêté publié aujourd’hui fixe les modalités concrètes (présence du matériel médical, horaires d’ouverture, déroulement de la consultation d’accueil, etc) que devront respecter les associations porteuses de projets de SCMR, en lien avec les collectivités locales », précise le ministère de la Santé dans un communiqué.

« La France fait le choix d’inclure plutôt que d’exclure »

Le principe de l’expérimentation des salles de shoot figure dans la loi santé adoptée en décembre dernier par le Parlement. Des expérimentations d’une durée de six ans doivent démarrer assez rapidement à Paris et à Strasbourg. Elles pourraient s’étendre par la suite à d’autres villes.

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« Il ne s’agit en aucun cas de banaliser la consommation de drogues. Mais fermer les yeux face à une telle réalité sociale et sanitaire ne fera pas disparaître le problème. La France fait donc le choix d’inclure plutôt que d’exclure. D’accompagner, plutôt que de stigmatiser », souligne la ministre de la Santé.

Des « échanges » seront organisés avec les riverains

Interrogée sur les inquiétudes des riverains, Marisol Touraine a indiqué dans une interview au Parisien que des « échanges » devaient avoir lieu et que « toutes les informations » leur seraient apportées. « Il faut savoir qu’il n’y aura pas de salle sans convention passée avec, notamment, les services de police, de voirie et l’autorité judiciaire », précise-t-elle.

A Paris, la « salle de shoot » sera installée dans l’enceinte de l’hôpital Lariboisière, ce qui « doit rassurer », selon la ministre.

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Des salles de shoot déjà expérimentées à l’étranger 

Avec le lancement de cette expérimentation, la France rejoint les nombreux pays (Allemagne, Australie, Canada, Espagne, Danemark, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suisse) où de tels espaces ont fait la preuve de leur efficacité ces dernières années.

« L’expérience étrangère a en effet montre que les SCMR permettent aux usagers de recevoir des conseils spécifiques, induisant ainsi une diminution des comportements à risque, des overdoses mortelles et parfois même l’accompagnement vers des traitements de substitution », note le communiqué.

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