Illustration: Le palais de justice de Paris.
Illustration: Le palais de justice de Paris. - SUPERSTOCK/SIPA

Officiellement, la Belgique dispose désormais de 90 jours pour remettre Salah Abdeslam aux autorités françaises. « Mais cela devrait aller beaucoup plus vite. Cela va se faire très rapidement. », indique Laurence Blisson, secrétaire nationale du syndicat de la magistrature (classé à gauche).

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Car le terroriste présumé était visé par un mandat d’arrêt européen. Et surtout parce que la Belgique et la France travaillent, depuis le 13 novembre, main dans la main, dans le cadre de « l’entente judiciaire » entre les deux pays.

Les policiers français n’ont pas le droit de l’interroger

Car le droit outre-Quiévrain est quasi similaire au droit français, l’équivalent belge de notre chambre de l’instruction devrait ordonner « rapidement » la remise du suspect au pays qui en fait la demande et qui dirige l’enquête. En l’occurence, la France.

En attendant, les policiers français vont devoir ronger leur frein. « Ils n’ont pas le droit de l’interroger tant qu’il est en Belgique, explique encore Laurence Blisson. En revanche, ils peuvent assister à un interrogatoire mené par leurs collègues belges. » Contacté par 20 Minutes, ce vendredi soir, le parquet de Paris n’était pas en mesure de communiquer à ce sujet pour le moment.

 

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