Photo d'une fougère Phegopteris Montana prise le 12 juin 2008 dans le parc du Mercantour dans le cadre d'un vaste inventaire de la biodiversité
Photo d'une fougère Phegopteris Montana prise le 12 juin 2008 dans le parc du Mercantour dans le cadre d'un vaste inventaire de la biodiversité - Eric Estrade AFP

C’est une bonne nouvelle pour les défenseurs de l’environnement. L’Assemblée nationale a voté ce mercredi soir la création d’une Agence française de la biodiversité (AFB). C’était l’une des mesures phares du projet de loi sur la biodiversité.

La secrétaire d’État à la biodiversité Barbara Pompili a salué « une innovation majeure très attendue, qui répond à un engagement pris par le président de la République ».

Une structure « porteuse de création d’emplois verts »

Elle a aussi souligné que la création d’une telle agence faisait écho à « une forte demande sociale liée à un besoin de nature » et est « porteuse de création d’emplois verts, d’innovation et de développement économique et territorial ».

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La ministre a indiqué que l’objectif était une mise en place effective au 1er janvier 2017. L’agence, établissement public à caractère administratif, regroupera les quelque 1.200 agents de quatre organismes existants : l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), l’Atelier technique des espaces naturels, l’Agence des aires marines protégées, les Parcs nationaux.

Elle devra œuvrer en faveur d’une meilleure préservation des espaces naturels, de leur faune et de leur flore, et d’une action plus concertée des services de l’État.

La ratification du protocole de Nagoya autorisée

L’Assemblée nationale a par ailleurs autorisé mercredi soir la France à ratifier le protocole de Nagoya qui réglemente l’accès aux ressources génétiques naturelles et le partage de leur utilisation.

Signé par la France le 20 septembre 2011, le protocole est entré en vigueur le 12 octobre 2014, mais la France ne l’a pas encore ratifié. À ce jour, 91 États et l’Union européenne ont signé le protocole et une grande partie l’ont ratifié. Parmi eux, une trentaine ont mis en place un dispositif législatif et réglementaire.

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La secrétaire d’Etat à la biodiversité Barbara Pompili a dit espérer que la ratification puisse intervenir « d’ici la prochaine réunion de la conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique qui aura lieu au Mexique en décembre 2016 », pour permettre à la France « de peser davantage sur les décisions qui seront prises dans ce cadre ».

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