Illustration d'un véhicule de gendarmerie.
Illustration d'un véhicule de gendarmerie. - C. Allain / APEI / 20 Minutes

C’est confirmé. Deux jours après la découverte d’un corps sur l’Ile d’Oléron, le parquet de La Rochelle (Charente-Maritime) a confirmé ce samedi qu’il s’agissait bien du corps de la lycéenne disparue depuis plus d’un mois.

« Les analyses ADN confirment que c’est le corps d’Alexia », a indiqué à un correspondant de l’AFP la procureur de la République, Isabelle Pagenelle, ajoutant qu’une information judiciaire pour « homicide volontaire, c’est-à-dire meurtre » serait ouverte lundi.

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Disparition le 1er février

Le sud de l’île d’Oléron était depuis plus d’un mois le théâtre d’une enquête et de recherches intenses, à la suite de la disparition, le 1er février, d’Alexia, une adolescente de 15 ans scolarisée en seconde à Saint-Trojan, commune du sud de l’île.

L’adolescente avait été vue pour la dernière fois vers 17h30 avec son téléphone portable, alors qu’elle quittait le Centre expérimental pédagogique maritime en Oléron (Cepmo), son établissement. Elle venait d’échanger des sms avec un ami à Lyon, et son portable a cessé d’émettre très peu de temps après.

Fugue, enlèvement ou mauvaise rencontre, les gendarmes continuaient ces dernières semaines d’explorer toutes les pistes, ainsi que les recherches sur le terrain. Même si le père d’Alexia, Manuel, confiait fin février à l’AFP que les enquêteurs semblaient écarter désormais la thèse de la fugue.

Les gendarmes mobilisés

Le corps de la jeune fille avait été découvert jeudi par des gendarmes mobiles lors d’un des nombreux ratissages de terrain que le sud de l’île a connus depuis 40 jours. Les recherches, dans les jours suivants, avaient notamment mobilisé une quarantaine de gendarmes, une centaine d’élèves-gendarmes, quelque 200 habitants de l’île, un hélicoptère et des maîtres-chiens.

Dès la découverte, une équipe de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), s’était rendue en hélicoptère sur l’île, afin d’analyser les lieux et procéder aux investigations techniques nécessaires pour identifier le corps et dater la mort, avait indiqué vendredi la procureur de la République, Isabelle Pagenelle, dans un communiqué.

Une autopsie a été pratiquée vendredi matin à l’Institut médico-légal de Poitiers, et d’après ses conclusions provisoires, « le corps ne semble pas avoir subi de violences sexuelles ».

Information judiciaire pour « homicide volontaire »

Ce samedi la procureur a annoncé qu’une information judiciaire pour « homicide volontaire, c’est-à-dire meurtre » serait ouverte lundi.

L’enquête, d’abord ouverte pour disparition inquiétante, avait déjà été requalifiée par le Parquet en « enlèvement et séquestration », avant l’ouverture d’une information judiciaire. Six gendarmes de la Section de recherches de Poitiers s’y consacrent pleinement. Au total, près de 80 personnes avaient été auditionnées à la fin février.

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