Illustration: un VTC Uber.
Illustration: un VTC Uber. - Jeff Chiu/AP/SIPA

Hasard du calendrier ou pas, l’application de transports Uber fête ce mercredi ses quatre ans d’activités en France, alors que des milliers d’usagers se retrouvent bloqués à cause des grèves dans les transports en commun.

Pour marquer cet anniversaire, la société américaine de VTC lance sa première campagne de publicité dans l’Hexagone en affichant fièrement près d’1,5 million d’utilisateurs.

Un chauffeur gagne en moyenne 19,90 euros de l’heure

Une étude universitaire réalisée pour le compte d’Uber par les économistes Augustin Landier et David Thesmar révèle queles chauffeurs Uber gagnent en moyenne 19,90 euros de l’heure, après déduction des commissions versées à la plateforme, soit environ le double du salaire minimum. « Soit un gain net de 3.600 euros par mois pour 45 heures d’activité, mais dont il faut déduire en moyenne de 40 à 50 % au titre des frais d’essence, du coût de la voiture… », relate le journal économique Les Echos.

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Ces chercheurs de l’Ecole d’économie de Toulouse et de HEC constatent également que les chauffeurs Uber sont jeunes : près de 30 % ont moins de 30 ans. Près d’un quart d’entre eux étaient au chômage avant et la moitié en ont fait leur activité principale.

70.000 chauffeurs VTC en plus d’ici cinq ans

L’étude révèle également que le secteur des VTC, déjà en pleine croissance, pourrait compter jusqu’à 70.000 chauffeurs supplémentaires dans les cinq ans rien qu’à Paris, où l’on dénombre 17.000 taxis.

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L’implantation d’Uber en France a été difficile, l’application américaine cristallisant le bras de fer entre les VTC et les taxis. En 2015, le service UberPop a d’ailleurs été déclaré illégal par la préfecture de police. Mais ces difficultés n’ont pas empêché Uber de se développer puisqu’elle est présente dans dix métropoles et plus de 300 communes.

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