Des organisations syndicales appellent à un rassemblement devant le tribunal de Mulhouse, vendredi à 9h, en soutien d'un militant CGT arrêté lors de la venue de Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri à Mulhouse, le lundi 22 février 2016.
Des organisations syndicales appellent à un rassemblement devant le tribunal de Mulhouse, vendredi à 9h, en soutien d'un militant CGT arrêté lors de la venue de Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam El Khomri à Mulhouse, le lundi 22 février 2016. - G .VARELA / 20 MINUTES

Mobilisation, acte I. Alors que le gouvernement tente toujours de trouver un « point d’équilibre » sur le projet de loi sur le Travail porté par Myriam El Khomri, une partie des syndicats passent à l’offensive. Plusieurs manifestations sont prévues, en France, à l’appel notamment des organisations étudiantes.

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Leur mouvement coïncide avec l’appel à la grève lancé par plusieurs syndicats de cheminots pour obtenir de meilleures conditions de travail. Alors que deux autres journées d’actions sont prévues en mars, 20 Minutes fait le point sur cette première journée de mobilisation…

  • Qui se mobilise finalement contre le projet de loi sur le Travail ce mercredi ?

Le front syndical s’est fissuré. Mais sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, l’Unef, l’UNL et la FIDL) ont maintenu leur appel à la mobilisation, ce mercredi, contre le projet de loi de la ministre du Travail, en dépit du report de sa présentation en conseil des ministres au 24 mars. Côté enseignants, le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, et la CGT Educ’action ont appelé à « rejoindre les manifestations et initiatives ».

Les initiateurs de la pétition citoyenne contre ce projet de loi qui revendique près d’1,2 million de signatures ont également maintenu leur appel à manifester, à 14h, place de la République à Paris.

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A noter que le parti Europe Ecologie – Les Verts a demandé à ses adhérents, dans un communiqué, de participer aux défilés. « La gauche des Lumières ne peut s’éteindre sans réagir : une étincelle démocratique et citoyenne réunissant la jeunesse et les salariés doit naître dans les rues mercredi 9 mars. »

Des appels à la grève sur ce thème ont été déposés dans 150 entreprises ou secteurs d’activité comme McDonald’s, France Télévisions ou encore les CHU de Montélimar, Dieppe, Nancy ou Montpellier.

  • Y a-t-il d’autres mots d’ordre motivant la mobilisation ?

Hasard du calendrier, les cheminots seront également en grève, ce mercredi, pour défendre, eux, leurs conditions de travail. Une mobilisation que les quatre syndicats représentatifs à la SNCF annoncent, d’ores et déjà, « forte ».

La CGT a également appelé à un grand rassemblement au siège de la RATP, quai de la Rapée, dans le 12e arrondissement de Paris, pour obtenir une « augmentation des salaires de base » après une année de gel en 2015.

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Les syndicats représentatifs des retraités attendront, eux, le jeudi 10 mars pour réclamer dans la rue « la revalorisation des pensions en fonction de l’augmentation du salaire moyen ». Ils demandent à être reçus par Michel Sapin, ministre de l’Economie.

  • Dans quelles villes de France y aura-t-il des manifestations ?

Blois, Lannion, Tours, Nouméa, Pointe-à-Pitre et même Monza en Italie… En tout, des rassemblements sont prévus plus de 150 villes, d’après les renseignements des organisateurs.

A Paris, où l’essentiel des manifestants doivent se retrouver, trois rassemblements distincts sont organisés. Le premier débutera à 11h, sur la place de la Nation à l’initiative des étudiants qui organisent plusieurs assemblées générales dans les facultés.

A 12h30, la manifestation dite « unitaire » partira, elle, du siège du Medef se rendre jusqu’au ministère du Travail, rue du Grenelle, dans le 7e arrondissement. Enfin, les organisateurs de la pétition en ligne contre la loi El Khomri ont maintenu leur rendez-vous à 14h sur la place de la République.

  • Y aura-t-il d’autres journées de mobilisation en mars ?

Au moins deux autres. Après le report de la présentation du projet de loi et les négociations menées par Manuel Valls, les syndicats se retrouvent désormais en ordre dispersé.

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Plusieurs organisations appellent également à manifester le samedi 12 mars pour « maintenir la pression sur le gouvernement ». Au total, quatre syndicats ainsi que la Fédération des associations générales étudiantes battront le pavé ce jour-là.

Le point d’orgue de la mobilisation a été fixé au 31 mars par les sept syndicats les plus vindicatifs afin d’exiger le « retrait pur et simple » du texte de loi. Les organisations doivent en définir les modalités lors d’une réunion intersyndicale le 17 mars.

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