C'est la molécule du laboratoire Bial, testée par Biotrial, qui serait en cause.
C'est la molécule du laboratoire Bial, testée par Biotrial, qui serait en cause. - MATHIEU PATTIER/SIPA

La molécule du laboratoire portugais Bial testée à Rennes par Biotrial a causé l’accident survenu en janvier lors de cet essai clinique, estime un groupe d’experts. Ceux-ci pointent notamment un effet d’accumulation des doses administrées mais aussi les antécédents médicaux de certains volontaires.

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« L’élément commun, c’est la molécule »

« C’est clairement la molécule qui est en cause. L’élément commun entre les victimes, c’est bien la molécule », a commenté Dominique Martin, directeur général del’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) après la publication lundi soir du premier rapport de ce groupe, mis en place par l’ANSM. Cette molécule « BIA 10-2474 » avait principalement des visées antidouleur.

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Six volontaires, participant à l’essai clinique de Phase 1 de cette substance, ont été hospitalisés en janvier à Rennes et l’un d’eux est décédé. Quatre des survivants présentent des lésions cérébrales et un autre aucune. Les experts notent le « caractère stupéfiant et inédit » de cet accident, « ne s’apparentant a priori à rien de connu ».

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