Des moutons dans un abattoir (illustration).
Des moutons dans un abattoir (illustration). - NIKO/MOTOR/SIPA

Quelques jours après la révélation de mauvais traitements subis par des animaux dans un abattoir près d'Alès dans le Gard, onze ONG de défense des animaux interpellent le Premier ministre et réclament « la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’abattage ».

La SPA, la fondation 30 Millions d'amis, Assistance aux animaux, la Fondation Brigitte Bardot et l'association L214, qui avait révélé ce mardi les sévices infligés à des animaux de l'abattoir du Gard, ont signé cet appel.

>> A lire aussi : Abattoir du Gard, les éleveurs locaux, premières victimes du scandale

Les ONG demandent « un contrôle régulier du poste d’abattage par des vétérinaires inspecteurs » afin de vérifier que la mise à mort des animaux respecte les « réglementations nationales et européennes ». Ce contrôle nécessite « un renforcement immédiat des effectifs » et « la mise en place de caméras pour une surveillance continue du poste d’abattage », soulignent-elles.

Le dossier sera porté devant l’Union européenne s’il le faut

Les ONG réclament également « un renforcement du niveau des sanctions administratives et pénales et de leur application » pour qu’elles soient « suffisamment dissuasives ». Ces derniers mois, des vidéos ont révélé « des conditions cruelles » de manipulation et de mise à mort d’animaux dans plusieurs abattoirs français, rappellent-elles.

Les organisations ont annoncé qu’elles porteront le dossier devant l'Union européenne « si le gouvernement persiste à fermer les yeux sur ces infractions sources de terribles souffrances, au mépris des animaux mais aussi du consommateur ».

Mots-clés :