Manuel Valls, lundi 22 février, en visite de l'usine Protechnic, à Cernay dans l'Est de la France.
Manuel Valls, lundi 22 février, en visite de l'usine Protechnic, à Cernay dans l'Est de la France. - SEBASTIEN BOZON / AFP

Manuel Valls s’engage sur Facebook. Le premier ministre de nouveau répondu ce lundi soir aux critiques contre le projet de loi sur le travail porté par Myriam El Khomri en affirmant que « ne rien changer, c’est nous condamner », dans une tribune publiée lundi soir sur le réseau social.

« Nous devons impérativement sortir des rigidités qui découragent, des blocages qui empêchent et brident la compétitivité », écrit Manuel Valls en rappelant que le chômage de masse « mine notre pays depuis 40 ans ». « Au fil du temps, beaucoup a été tenté. Notre devoir, c’est donc d’aller plus loin, pour vaincre les conservatismes, casser la logique de la demi-mesure et chercher des solutions neuves et audacieuses », poursuit-il.

« Economie beaucoup trop rigide »

Observant que quand la reprise mondiale est là, la France crée « beaucoup moins de travail que d’autres pays », en particulier l’Allemagne ou la Grande-Bretagne, il affirme que c’est parce que « notre économie est beaucoup trop rigide ». « Dans une compétition mondiale, nos entreprises se battent à armes inégales et subissent des perspectives d’activité de plus en plus incertaines », ajoute-t-il.

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« Un point fondamental ne doit, bien sûr, jamais être oublié : la relation de travail n’est pas équilibrée », ce qui « justifie l’existence d’un droit du travail protecteur », souligne le Premier ministre. « Mais je refuse ces visions qui considèrent que toucher un mot du code du travail revient à organiser la "régression sociale", à remettre en cause les droits fondamentaux des salariés, et qu’il faudrait surtout ne rien changer », lance-t-il aux opposants au texte, à gauche et chez les syndicats. Le chef du gouvernement n’entend donc rien céder.

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