Des algues vertes sur la plage de Plonevez-Porzay, en Bretagne, en 2010
Des algues vertes sur la plage de Plonevez-Porzay, en Bretagne, en 2010 - Fred Tanneau AFP

Une équipe internationale de chercheurs est parvenue à séquencer le génome d’une algue, une avancée qui permet de mieux comprendre comment les écosystèmes peuvent s’adapter au réchauffement climatique.

L’algue analysée, la zostère marine, pousse dans les eaux peu profondes du littoral et les estuaires dans tout l’hémisphère nord. Son ancêtre ayant vécu en milieu terrestre, les scientifiques ont tenté de comprendre comment elle est parvenue à proliférer en milieu marin, rapporte ce jeudi l’Institut flamand de biotechnologie (VIB).

Un intérêt sur le plan écologique

L’étude est d’un grand intérêt sur le plan écologique. « L’activité humaine croissante dans les zones côtières met les écosystèmes sous pression. Les végétaux marins offrent non seulement un abri aux poissons et autres animaux, comme les homards, crevettes et crabes, mais ils jouent aussi un rôle important comme remparts contre l’érosion et parce qu’ils stockent le dioxyde de carbone », explique le professeur Yves Van de Peer, qui a dirigé la recherche.

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« Maintenant que nous connaissons le génome de la zostère marine et les adaptations qu’elle a faites pour pouvoir survivre dans les océans, nous avons une meilleure compréhension de la manière dont les écosystèmes marins peuvent s’adapter au réchauffement climatique », conclut le professeur.

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