Capture d'écran du tweet du compte lancé par le gouvernement pour lutter contre la propagande djihadiste.
Capture d'écran du tweet du compte lancé par le gouvernement pour lutter contre la propagande djihadiste. - DR

Le message, posté dimanche soir sur Twitter, aurait pu passer inaperçu. C'était sans compter sur la réactivité des utilisateurs du réseau social. Lancé en décembre dernier, le compte « Stop Djihadisme » vise à «diffuser sur le web un contre-discours face à la propagande des organisations terroristes islamistes», selon le service d'information du gouvernement (SIG). Alternant données chiffrées, vidéos explicatives et  témoignages, le compte, qui émane du gouvernement, est suivi actuellement par 5658 personnes. 

Dimanche, « @StopDjihadisme » met en lien le témoignage d'une jeune femme, introduit de cette façon : « Arrivée à Raqqa [fief militaire de Daech en Syrie, ndlr], aussitôt veuve, enceinte, elle cherche depuis à se faire sauter ». Une formulation aussi gênante qu'indélicate, qui a suscité l'indignation et les rires des internautes. 

Réalisant la formulation malheureuse du tweet initial, le compte a supprimé le message mais le témoignage a été remis en ligne de cette façon: « Arrivée à Raqqa, aussitôt veuve, enceinte, elle cherche depuis à se faire sauter avec des explosifs » afin d'éviter une éventuelle confusion. 

 

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