La BRI interpelle une jeune femme soupçonnée de radicalisation à Lyon, le 26 juin 2015.
La BRI interpelle une jeune femme soupçonnée de radicalisation à Lyon, le 26 juin 2015. - PHILIPPE DESMAZES/AFP

Y a-t-il plus de personnes radicalisées en France ou simplement plus de signalements ? Ce n’est pas très clair au vu des derniers chiffres de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT), publiés par Le Figaro, mardi soir.

8.250 personnes ont été signalées comme radicalisées sur l’ensemble du territoire, selon des chiffres arrêtés au 28 janvier. C’est deux fois plus que les 4.015 de mars dernier.

Numéro vert anti-jihad

Ces personnes ont été signalées par leur entourage, notamment grâce à la plateforme anti-jihad mise en place en avril 2014 via le numéro vert (0.800.005.696), ou par les services de l’Etat (police, gendarmerie, Education nationale).

L’Ile de France particulièrement touchée

Du côté de la carte, peu de surprises. Plus de 200 personnes ont été signalées dans chaque département de l’Ile-de France, à l’exception de l’Essonne. Le Rhône, le Nord, la Haute-Garonne ainsi que les Alpes maritimes font partie des zones les plus touchées.

La démographie, elle, reste similaire à celle de 2014. La radicalisation islamiste touche davantage les hommes (70 %) et les majeurs (80 %). 4.848 sites Internet, comptes Facebook et Twitter ont par ailleurs été bloqués. Mais contrairement à une idée reçue, ces individus « ne basculent quasiment jamais en pianotant seuls sur leur ordinateur. Le déclencheur est dans 95 % des cas lié à un contact humain », précise au Figaro l’UCLAT, un organe rattaché au ministère de l’Intérieur.

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