La secrétaire d’État chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard, le 15 juillet 2015 à l'Assemblée nationale à Paris
La secrétaire d’État chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard, le 15 juillet 2015 à l'Assemblée nationale à Paris - THOMAS SAMSON AFP

Non, Pascale Boistard, la secrétaire d’Etat aux droits des Femmes, n’a pas signé la pétition réclamant la grâce de Jacqueline Sauvage. C’est le JDD qui ce dimanche annonçait que la membre du gouvernement avait pris position sur ce dossier.

« Mon rôle de ministre me l’interdit »

Mais Pascale Boistard, contactée par FranceTVinfo a démenti : « Cette information est totalement fausse. Mon rôle de ministre me l’interdit étant donné que la grâce présidentielle est par définition une prérogative du président de la République. (…) Je suis bien évidemment sensible à la situation de Jacqueline Sauvage. La lutte contre les violences faites aux femmes reste la priorité de ma mission », a-t-elle expliqué au site internet. Toutefois, Paul-George Langevin, ministre de l’Outre-mer, a, elle, pris position en faveur de la grâce présidentielle.

Dans la même édition du JDD, NKM prend position en faveur de la grâce présidentielle, sans ambages. « On n’est pas supposé discuter les décisions de justice, mais je voudrais quand même faire une remarque : Bertrand Cantat, qui a tué sa compagne à coups de poing, a pris huit ans de prison. Jacqueline Sauvage, elle a d’abord pris 47 ans de mauvais traitements. Et puis, pour avoir tué son mari après 47 ans d’enfer, elle a pris dix ans. Cela devrait faire réfléchir », explique-t-elle.

Mots-clés :