Manifestation en plein état d'urgence à Rennes le 28 novembre 2015.
Manifestation en plein état d'urgence à Rennes le 28 novembre 2015. - MATHIEU PATTIER/SIPA

Les rassemblements devraient avoir lieu dans 70 villes. Des manifestations sont prévues samedi à Paris et en province pour dénoncer le projet de déchéance de nationalité et l’état d’urgence, alors qu’un projet de loi le prolongeant sera examiné dans les jours qui viennent au Parlement.

Outre le défilé parisien, de la place de la République au Palais-Royal, des manifestations doivent avoir lieu dans les principales villes de France, à l’appel des collectifs « Nous ne céderons pas » et « Stop état d’urgence », qui regroupent notamment des syndicats (CGT, FSU, Syndicat de la magistrature), des associations (Attac, Droit au logement, Droits devant, MRAP) et des organisations de défense des droits de l’homme (FIDH).

Le gouvernement veut une prolongation de trois mois

Ces organisations demandent la levée immédiate de l’état d’urgence, instauré après les attentats de novembre 2015, et l’abandon du projet de déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour des activités terroristes, « des mesures qui heurtent et mettent à mal nos libertés au nom d’une hypothétique sécurité », selon un communiqué des collectifs. C’est sur ce « désaccord politique majeur » que la garde des Sceaux Christiane Taubira a démissionné mercredi.

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« L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public », jugent les collectifs, pour qui « depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent ».

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Les manifestations sont organisées alors que le gouvernement veut prolonger de trois mois supplémentaires l’état d’urgence, qui devait prendre fin le 26 février. Le projet est présenté mercredi en conseil des ministres.

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