Un drone vole au-dessus de Saint-Cloud, près de Paris, le 27 février 2015.
Un drone vole au-dessus de Saint-Cloud, près de Paris, le 27 février 2015. - Dominique FAGET AFP

Utiliser des drones pour verbaliser des délits routiers : la mesure annoncée début octobre lors d’un comité interministériel de sécurité routière vient d’être testée pendant dix semaines dans l’Oise. L’expérimentation visait à mettre « l’accent sur les franchissements de lignes continues », selon Les Echos.

Des économies à la clé

« L’idée du ministère de l’Intérieur est que les drones remplacent les sorties de gendarmerie en hélicoptère, comme cela se pratique par exemple au-dessus des autoroutes durant les transhumances estivales, qui reviennent beaucoup plus cher aux forces de l’ordre », souligne le quotidien. D’après une source ministérielle, « outre la vitesse, un drone peut repérer tout ce qui est dangereux ».

Pour l’instant, il n’a pas été décidé de faire d’autres tests et l’heure n’est pas encore à une généralisation des drones pour détecter les « conduites à risques ». En effet, plusieurs obstacles se dressent encore. Et Les Echos de lister le degré de précision du drone pour la mesure de vitesse, la qualité des optiques, le risque d’accident en cas de panne du drone, mais aussi « plusieurs questions réglementaires ou juridiques susceptibles d’entraîner des recours, comme le survol de terrains privés ».

En attendant, le ministre de l’Intérieur a annoncé en milieu de semaine le déploiement de 10.000 radars leurres dès le début du mois de février au bord des routes pour inciter les automobilistes à lever le pied. Un dispositif qui laisse les experts très sceptiques alors qu’en 2015 la mortalité sur les routes a progressé pour la deuxième année de suite. Du jamais vu depuis 35 ans.

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