Montage de portraits d'archies des auteurs des attaques du 13 novembre 2015 à Paris, dont Samy Amimour (en haut G) Abdelhamid Abaaoud 5en haut D) Salah Abdeslam (en bas G) et Bilal Hadfi (en bas C)
Montage de portraits d'archies des auteurs des attaques du 13 novembre 2015 à Paris, dont Samy Amimour (en haut G) Abdelhamid Abaaoud 5en haut D) Salah Abdeslam (en bas G) et Bilal Hadfi (en bas C) - ANDREJ ISAKOVIC HO

Les kamikazes des attentats de Paris auront droit à une sépulture. Les juges d’instruction chargés de l’enquête sur les attaques du 13 novembre ont délivré des permis d’inhumer pour trois des djihadistes et pour Hasna Aït Boulahcen, la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, dont la famille réclamait la restitution du corps, a indiqué jeudi une source judiciaire. Celle-ci « envisage une inhumation au Maroc, pays d’où elle était originaire », a indiqué au Parisien l’avocat de la mère, Fabien Ndoumou.

Des permis d’inhumer avaient déjà été délivrés fin décembre pour l’un des kamikazes du Stade de France, Bilal Hadfi, et pour l’un des trois assaillants du Bataclan, Samy Amimour, qui a été enterré au cimetière intercommunal de La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

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Les noms des trois djihadistes pas précisés

Les permis d’inhumer de trois autres djihadistes, dont les noms n’ont pas été précisés, et d’Hasna Aït Boulahcen, ont été délivrés par les juges, a indiqué la source judiciaire. Ces permis doivent encore être délivrés pour quatre djihadistes, dont les deux kamikazes du Stade de France présentés comme des Irakiens dans la revue Dabiq de Daesh, a précisé cette source.

Hasna Aïtboulahcen, qui avait aidé son cousin à trouver une planque durant sa brève cavale après les attaques, avait été tuée le 18 novembre lors de l’assaut de l’appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où Abdelhamid Abaaoud avait trouvé refuge avec un autre djihadiste belge, Chakib Akrouh.

Mercredi, jour où le permis d’inhumer a été délivré, l’avocat de sa famille, Me Fabien Ndoumou, avait déploré que le corps fût toujours à l’Institut médico-légal de Paris (IML). « La demande du permis d’inhumer a abouti », a-t-il indiqué jeudi à des journalistes.

Hasna Aïtboulahcen a joué un rôle central dans la cavale d’Abaaoud

Hasna Aïtboulahcen avait trouvé et négocié la location de la planque pour les deux djihadistes en fuite. Elle a joué un rôle central dans la brève cavale de son cousin, le récupérant dans une zone industrielle d’Aubervilliers, près de Saint-Denis, après avoir été contactée.

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Alors que les enquêteurs avaient initialement avancé l’hypothèse d’une femme kamikaze dans cet appartement, le corps d’Hasna Aïtboulahcen avait été retrouvé quasiment intact dans les décombres un jour et demi après l’assaut policier, selon une source proche du dossier.

Une fois que les permis d’inhumer sont délivrés, selon les nécessités de l’enquête, les défunts ont droit à une sépulture à l’endroit où ils résidaient, là où ils sont décédés, ou là où leur famille a une sépulture familiale.

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