La flamme d'une cuisinière au gaz, le 11 décembre 2012 à Chisseaux (France)
La flamme d'une cuisinière au gaz, le 11 décembre 2012 à Chisseaux (France) - Alain JOCARD AFP

Le premier jour de février va marquer l’entrée en vigueur de plusieurs modifications susceptibles d’avoir un impact sur votre portefeuille ou votre vie quotidienne. 20 Minutes fait le point.

Des péages plus chers

Allez, commençons par les mauvaises nouvelles. Après le gel des tarifs en 2015, les tarifs autoroutiers augmenteront de 1,12 % dès lundi. Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement qui est notamment chargé du dossier des Transports, avait annoncé en décembre que la hausse ne serait pourtant pas supérieure à l’inflation qui a atteint 0,2 % l’an dernier.

Le nouveau PEL rapportera moins

Désormais, la rémunération des plans d’épargne logement (PEL) pour les contrats souscrits à partir du 1er février ne sera plus que de 1,5 % contre 2 % jusqu’ici. En revanche, le taux d’intérêt maximal facturé par les banques aux épargnants choisissant d’emprunter dans le cadre du PEL, à l’issue de la phase d’épargne, passera de 3,20 % à 2,70 %, soit un gain pour les emprunteurs de 0,5 %.

Nouveau recul des tarifs du gaz

Et de cinq. Pour le cinquième mois de suite, les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à 6,4 millions de consommateurs en France, seront orientés à la baisse en février. Le recul sera en moyenne de 1,86 % hors taxes. Dans le détail, le repli sera de 1,9 % pour les foyers se chauffant au gaz, de 0,6 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, et de 1,2 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude. Depuis le 1er janvier 2015, les tarifs réglementés ont diminué de 12,6 %.

Le gouvernement lance son comparateur bancaire

Un site pour arrêter de banquer. Le gouvernement lance lundi un site Internet permettant de comparer 11 tarifs bancaires de base (virement, prélèvement, commission d’intervention, carte bancaire…) pratiqués par plus d’une centaine d’établissements bancaires.

L’inscription en ligne à Pôle emploi presque obligatoire

S’inscrire à Pôle emploi directement en agence comme demandeur d’emploi ne sera bientôt plus possible. Il faudra se rendre directement sur le site pole-emploi.fr. « Si la personne en recherche d’emploi n’a pas la possibilité de s’inscrire par voie électronique, ou rencontre des difficultés pour le faire » il est prévu… « qu’elle peut procéder à cette inscription dans une agence de Pôle emploi et bénéficier de l’assistance du personnel de Pôle emploi », précise le gouvernement.

Cette procédure d’inscription dématérialisée qui s’applique déjà dans les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Côte-d’Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loire, de l’Yonne, les régions Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis le 1er janvier sera étendue lundi 1er février aux régions Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Normandie, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, à La Réunion et au territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les dernières régions concernées seront l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bretagne, l’Ile-de-France, la Martinique et la Guadeloupe dès le 1er mars 2016.

Entrée en vigueur d’une caution locative pour les salariés jeunes

Alors que selon une étude récente de l’Association pour l’accès aux garanties locatives (APAGL), 500.000 emplois ne sont pas pourvus faute d’une solution de logement pour les salariés, le gouvernement met en place à partir de lundi une caution locative nommée Visale. Octroyée au futur locataire sur le site Internet www.visale.fr, elle prend en charge tous les impayés de loyers, quelle que soit la cause des difficultés de paiement, au cours des trois premières années de bail et permet au locataire de ne plus avoir à fournir de garant. Elle s’adresse aux jeunes salariés (moins de 30 ans), peu importe leur contrat de travail, et aux plus de 30 ans en contrat précaire (CDD ou période d’essai d’un CDI, intérim, intermittent, contrat d’apprentissage ou contrat aidé, d’une durée d’au moins un mois).

Elle doit être souscrite au maximum 12 mois après l’embauche du salarié pour les moins de 30 ans, et 3 mois après pour les plus de 30 ans. Pour y être éligible, le ménage locataire ne doit pas dépasser un taux d’effort (loyer et charges par rapport aux revenus d’activité) de 50 % ou allant de 30 % à 50 % pour les jeunes salariés de moins de 30 ans en CDI et ayant terminé leur période d’essai. Le loyer lui-même ne doit pas excéder 1.500 euros dans Paris intra muros et 1.300 euros dans le reste du territoire.

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