Une page d'un journal datant de 1888 et évoquant un nouveau crime lié à Jack l'éventreur. Cette page est exposée au musée Jack The Ripper de Londres.
Une page d'un journal datant de 1888 et évoquant un nouveau crime lié à Jack l'éventreur. Cette page est exposée au musée Jack The Ripper de Londres. - REX Shutterstock/SIPA

Pour Russell Edwards, passionné par l’affaire Jack l’éventreur, le tueur qui terrorisa Londres en 1888 serait bel et bien Aaron Kosminski, un émigré juif venu de Pologne.

« Cent vingt-six ans après les faits, et grâce aux analyses ADN, nous avons enfin levé le voile sur l’identité du tueur », assure même cette semaine au Point l’homme d’affaires anglais, qui sort ce mois-ci une enquête approfondie (1). Comment ? Grâce à un châle en soie retrouvé à moitié déchiré près du cadavre de la quatrième et avant-dernière victime du célèbre criminel londonien et que Russel Edwards a acquis lors d’une vente aux enchères en 2007.

Extraire de l’ADN « au cœur » du châle

Si, en 2014, le Britannique avait, dans un livre, déjà selon lui démasqué le tueur de Whitechapel, les critiques fusent, dénonçant un ouvrage trop léger. Fort de nouvelles analyses scientifiques rigoureuses, le passionné revient donc avec de nouvelles « preuves ». Des évidences qu’il compte bien faire reconnaître comme « accablantes » par Scotland Yard.

Russel Edwards s’est appuyé sur l’expertise de Jari Louhelainen, spécialiste de biologie moléculaire de l’université de Liverpool (Angleterre). Grâce à une technique novatrice, ce dernier est parvenu à extraire de l’ADN « au cœur » du châle.

Pas moins de 167 suspects auront été appréhendés au cours de lenquête

Après avoir épluché les archives du dossier de l’Eventreur, l’enquêteur obsessionnel tombe sur Aaron Kosminski, un nom qui figurait dans la « short list » de l’enquête de Scotland Yard à l’époque des crimes. Installé dans l’est de Londres dans les années 1880, l’immigré polonais devenu barbier vivait près des docks, non loin du lieu des crimes. Bingo : la confrontation de l’ADN retrouvé le châle avec l’ADN d’un descendant de Kosminski livre une « correspondance parfaite ».

>> A lire : Royaume-Uni : Jack l’éventreur aurait été un journaliste en charge des faits divers

Alors l’affaire est-elle close ou est-ce là un énième rebondissement ? Il faudra pour cela attendre une confirmation de Scotland Yard. Pour rappel, en 1888, à la suite du meurtre de cinq prostituées égorgées et sauvagement mutilées dans le quartier de Whitechapel (est de Londres), pas moins de 167 suspects auront été appréhendés au cours de l’enquête, rappelle le Point. Parmi eux, le petit-fils de la reine Victoria, Lewis Carroll.

(1). Jack l’Éventreur démasqué, de Russell Edwards, 286 pages, 21 euros.

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