Le Samu intervient boulevard de Barbès à Paris le jeudi 7 janvier 2016 après qu'un homme a été abattu à l'entrée du commissariat de la rue de la Goutte d'Or.
Le Samu intervient boulevard de Barbès à Paris le jeudi 7 janvier 2016 après qu'un homme a été abattu à l'entrée du commissariat de la rue de la Goutte d'Or. - LIONEL BONAVENTURE/AFP

A priori un « loup solitaire » ? Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré dimanche que l’homme tué jeudi par la police après avoir tenté d’attaquer un commissariat parisien n’avait « pas de complices ».

Interrogé lors du « Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ » sur la possibilité qu’il ait eu des complices, il a répondu « pas à ma connaissance ».

« Ce que nous savons aujourd’hui », c’est « qu’il est sans doute d’origine tunisienne, que son nom serait Tarek Belgacem et qu’il aurait séjourné dans plusieurs pays de l’Union européenne, le Luxembourg, la Suisse, l’Allemagne », a expliqué Bernard Cazeneuve.

Homme qui aurait séjourné en Allemagne

« Pour ce qui concerne l’information qui est diffusée selon laquelle il aurait été dans un centre pour réfugiés en Allemagne et y aurait demandé l’asile, c’est une information que je ne peux pas confirmer parce que je ne suis tout simplement pas sûr qu’elle soit exacte », a-t-il ajouté.

Selon la police régionale allemande, l’assaillant du commissariat de la Goutte d'Or à Paris vivait dans un foyer de demandeurs d’asile dans l’ouest de l’Allemagne, que la police a perquisitionné samedi.

La police allemande n’a pas précisé si cet homme était dûment enregistré comme demandeur d’asile en Allemagne, mais une source proche du dossier a dit à l’AFP que c’était effectivement le cas.

Mots-clés :