Circulation interrompue Boulevard Barbès le 7 janvier 2016 à Paris
Circulation interrompue Boulevard Barbès le 7 janvier 2016 à Paris - LIONEL BONAVENTURE AFP

L'enquête se poursuit outre-Rhin après l'attaque de Barbès. L'homme tué jeudi devant un commissariat parisien vivait «dans un foyer de demandeurs d'asile» dans l'ouest de l'Allemagne, que la police a perquisitionné samedi, a indiqué la police régionale allemande.

«Aucun indice de possibles autres attaques» n'a été trouvé lors de cette perquisition dans ce foyer situé à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), a assuré la police dans un communiqué.

Enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne

Précisant avoir procédé à cette perquisition sur information des autorités françaises, la police judiciaire du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie assure que «les enquêtes se poursuivent» et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

La police n'a pas précisé si cet homme, dont l'identification était toujours en cours, mais qui a été reconnu par ses proches comme un Tunisien nommé Tarek Belgacem, était enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne. Mais une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que c'était effectivement le cas. Une puce allemande pour téléphone portable avait aussi été trouvée en sa possession.

Drapeau de Daesh

Selon des informations publiées dimanche par l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag, l'homme avait peint un symbole de Daesh sur un mur de son foyer pour demandeurs d'asile à Recklingshausen.

L'édition en ligne du magazine Spiegel dit elle qu'il a posé dans le centre avec un drapeau de l'organisation, ce qui a amené les autorités locales à le classer comme potentiellement dangereux. Toutefois il a disparu de Recklingshausen au mois de décembre, ajoute Spiegel Online.

Welt am Sonntag précise pour sa part que l'homme s'était fait enregistrer en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Il avait déposé sa demande d'asile sous le nom de Walid Salihi, selon le journal.

Mots-clés :