La police dans le quartier de la Goutte d'Or, près du boulevard Barbès à Paris, le 7 janvier 2016 après l'attaque d'un commissariat par un homme armé d'un couteau
La police dans le quartier de la Goutte d'Or, près du boulevard Barbès à Paris, le 7 janvier 2016 après l'attaque d'un commissariat par un homme armé d'un couteau - LIONEL BONAVENTURE AFP

Qui était l’homme abattu par la police jeudi après avoir tenté d’agresser deux agents dans un commissariat de la rue de la Goutte d’Or ? L’identité de l’auteur de cette attaque, survenue un an jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, n’a pas pu être établie avec certitude et le nom mentionné sur des papiers découverts sur lui serait différent de celui en possession des enquêteurs, selon le journal Le Monde.

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L'agresseur, «en cours d'identification», selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, est connu des services de police pour une affaire de vol en réunion en 2013 à Sainte-Maxime (Var), selon une source proche de l’enquête. « Il n'était pas de Sainte-Maxime, affirme à Nice-Matin le maire de la commune, Vincent Morisse, selon qui il s’agissait d’un « sans domicile fixe qui squattait sur Cogolin ».

Pas de papiers pour confirmer l'identité

A l'époque des faits, l'homme avait déclaré aux gendarmes chargés de l'enquête s'appeler Sallah Ali. Il se présentait comme un sans-domicile fixe, né en 1995 à Casablanca au Maroc. Ses empreintes avaient alors été enregistrées et elles correspondent à celles de l'homme tué jeudi, selon des sources policières.

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Mais d’après le Monde, le texte de revendication retrouvé sur lui mentionnerait une identité commençant par « Tarek B. », ainsi que la ville de Tunis. Son identité n’ayant jamais été confirmée car il ne possédait pas de papier, le doute continue de planer.

« Ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c'est qu'elle) n'a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun», a affirmé la ministre de la Justice Christiane Taubira sur iTELE.

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