VIDEO. Attentats à Paris: Les sapeurs-pompiers vont initier les citoyens au secourisme de combat

SECOURS En 2016, la BSPP va ouvrir ses casernes pour former gratuitement au secours en milieu hostile…

William Molinié

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Un pompier vient en aide à une personne blessée le 14 novembre 2015 lors de la prise d'otages au Bataclan, à Paris

Un pompier vient en aide à une personne blessée le 14 novembre 2015 lors de la prise d'otages au Bataclan, à Paris — DOMINIQUE FAGET AFP

Comment poser un garrot, un pansement hémostatique ou faire un point de compression ? En prenant en compte une situation de stress au cours, par exemple, d’un attentat… A partir de janvier prochain, les sapeurs-pompiers de Paris comptent ouvrir leurs casernes aux citoyens pour les initier au secourisme de combat.

Cette proposition, qui doit voir le jour dans le cadre d’un partenariat avec la Ville de Paris et la préfecture de police, sort directement du retour d’expérience (« retex ») qu’ont fait les pompiers après les attentats du 13 Novembre.

Formations gratuites

« Il y a une demande très importante des Parisiens. Les associations ne peuvent pas tout prendre en compte. Or, nous avons une expertise sur des scènes de guerre. Nous souhaitons répondre à cette sollicitation », indique-t-on auprès de 20 Minutes à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), précisant que ces gestes appris pourront « servir dans la vie quotidienne ».

Concrètement, ces formations gratuites seront proposées dans les casernes des pompiers le week-end et devraient durer une ou deux heures par séance. Pas question en revanche de délivrer un diplôme qualifiant. « Il ne s’agit pas de faire un brevet de secourisme que les organismes habilités font ordinairement », précise-t-on.

125 engins et 430 pompiers déployés

Jeudi matin, le général Philippe Boutinaud, commandant de la BSPP, est revenu face à la presse sur l’action des pompiers le soir du 13 novembre. « La phase de confusion a duré environ 30 minutes. Puis le système s’est mis en marche […]. J’ai pu dire au Président "Les secours ne sont pas à genou" », a raconté le militaire.

 

En tout, 125 engins dont 21 équipes médicales ont été engagés. Sur le terrain, 430 pompiers ont été déployés. « Toutes les victimes qui n’étaient pas en arrêt cardiaque sont entrées vivantes à l’hôpital », a-t-il poursuivi.