Philippe Martinez à Paris le 16 octobre 2015.
Philippe Martinez à Paris le 16 octobre 2015. - JEROME MARS /JDD/SIPA

En mars dernier, on avait parlé d’un coup de tonnerre : la CGT venait de perdre sa première place aux élections professionnelles au sein d’Air France. Ce mercredi, neuf mois plus tard, on apprend par la voix du patron de la CGT Philippe Martinez, invité sur France Info, que c’est à cause de l’islamisme radical que le syndicat a connu cet échec.

« Depuis des années nos camarades d’Air France, de la RATP aussi, ont dénoncé des dérives [islamistes], commence Martinez. A Air France, on a exclu [les islamistes], d’ailleurs ça nous a coûté la première place aux élections professionnelles. (…) On a viré purement et simplement de genre d’individus de la CGT, ça nous a coûté la première place aux élections mais on a assumé cette décision », a répété le leader syndicaliste.

« Il y en avait tant que ça ? »

Entouré des journalistes de France Info, il est aussitôt interrogé sur le rapport, apparemment évident pour lui, entre les syndiqués radicalisés et l’échec aux élections professionnelles. « Il y en avait tant que ça ? », lui demande-t-on au sujet des islamistes CGT d’Air France. « Vous savez, il y a des leaders qui entraînent des salariés… On a perdu 500 syndiqués dans l’affaire. Ils n’étaient pas tous radicaux… »

A nouveau interrogé sur le rapport entre quelques syndiqués radicalisés et des centaines de salariés « perdus », Philippe Martinez ne se montre pas plus clair : « Il y a des leaders, dans les ateliers, etc. Dans la CGT à Roissy il y a plus de 2.000 syndiqués CGT, quand il y a des problèmes de ce genre [l’intégrisme islamiste], des leaders peuvent entraîner des salariés. » Et de conclure, montrant la fermeté de la CGT sur ce sujet un peu confus : « Ce sont très peu d’individus, mais il y a besoin d’agir ». Au risque de perdre, on ne sait trop comment, les élections professionnelles…

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