« Je n’ai jamais eu d’ennuis avec la justice. » C’est avec ces mots que Mohamed Abdeslam s’était défendu d’avoir eu un rôle, de près ou de loin, avec les attentats commis le 13 novembre à Paris et à Saint-Denis. Mais son passé judiciaire a ressurgi ce week-end.

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Le frère de Salah et Brahim Abdeslam, tous deux impliqués dans les attentats, a menti sur son passé judiciaire, a révélé la presse belge. En 2005, son nom apparaissait dans l’affaire dite des « ambulanciers charognards ». A l’époque, sept personnes, dont Mohamed Abdeslam, avaient été mises en cause pour avoir dépouillé une dizaine de cadavres lors des transferts de la morgue vers le funérarium. Ils récupéraient des bijoux, de l’argent ou des effets personnels sans que les proches ne s’en rendent compte.

« Les faits remontent à plus de dix ans »

Mohamed Abdeslam avait 18 ans et a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour ces vols post-mortem. Son avocate, Nathalie Gallant, a tenté d’éteindre le feu : « Mon client a été jugé par défaut. Il a encore la possibilité de faire opposition et reste donc présumé innocent. De plus, les faits remontent à plus de dix ans. », selon des propos recueillis par la DH.

Après les attentats, Mohamed Abdeslam avait été interrogé par les policiers avant d’être relâché. Il s’est rendu à de nombreuses reprises sur les plateaux de télévision recommandant publiquement à son frère Salah de se rendre à la police.