Des personnes se recuillent devant le Bataclan le 17 novembre 2015
Des personnes se recuillent devant le Bataclan le 17 novembre 2015 - /NEWSCOM/SIPA

Ils appartiennent plus à la « génération Mitterrand » qu’à celle des jeunes d’aujourd’hui. Mais, marqués par les attentats qui ont frappé Paris le vendredi 13 novembre, ils ont décidé de rendre hommage à ce qu’ils appellent la « génération Bataclan ».

But de notre associationL’Association a pour objet de regrouper les personnes physiques ou morales qui sont en faveur…

Posté par Association Génération Bataclan sur jeudi 26 novembre 2015

 

Eux, ce sont Olivier Legrand et quatre amis, tous âgés d’une quarantaine d’années. Soit un patron d’entreprise spécialisée dans l’événementiel, un avocat, une chargée de communication, un architecte et une gérante d’association, qui ont annoncé avoir déposé les statuts d’une association baptisée Génération Bataclan le 15 novembre. Leur but ultime : édifier une statue devant la salle de concert, où sont mortes une très grande partie des 130 victimes des attentats.

Un monument face au Bataclan

Le vendredi 13, ils n’ont pas perdu de très proches mais l’événement les a évidemment beaucoup marqués. Au point de ressentir très vite le besoin de commémorer la mémoire des victimes. « Le problème, c’est que si nous n’érigeons pas de statue, on ne saura pas où nous recueillir, explique Olivier Legrand, 48 ans. Une plaque ? Ce ne serait pas à la hauteur de ce qui s’est passé. »

Seulement, habituellement, « on érige des monuments pour les militaires, pas pour des civils », remarque-t-il. Alors Olivier et ses amis ont eu l’idée d’initier un « mouvement citoyen » pour que soit édifiée, sans récupération politique, une statue dans Paris. Son emplacement idéal, selon eux : « le terre-plein situé au milieu du boulevard, face au Bataclan, où se trouvent actuellement un panneau d’affichage et une sanisette Decaux ».

Quelle statue pour les victimes ?

Reste à convaincre le groupe Decaux et la mairie, mais surtout à trouver des fonds. Car les créateurs de Génération Bataclan veulent se passer des deniers publics. Ils ont donc lancé mercredi le site de l’association, sur lequel les citoyens peuvent adhérer pour dix euros, et vont bientôt démarcher des entreprises pour récolter de l’argent. Un travail de longue haleine, puisqu’ils visent au moins 100.000 euros, le tarif pour avoir « quelque chose qui tient la route ».

Mais ce n’est pas tout ce que Génération Bataclan demande aux citoyens. « Nous voulons que le monument symbolise la paix, la fraternité et fasse référence à ce qui s’est passé, mais nous souhaitons malgré tout que les idées concrètes viennent des Français, détaille Olivier Legrand. Notre architecte se chargera alors d’en faire la synthèse et d’ériger la statue. » Une manière de prolonger l’hommage national prévu vendredi.

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