Diesel, la chienne du Raid morte le 18 novembre 2015 lors de l'assaut à Saint-Denis.
Diesel, la chienne du Raid morte le 18 novembre 2015 lors de l'assaut à Saint-Denis. - REX Shutterstock/SIPA

Elle est partie rejoindre Akil, le berger allemand des forces spéciales tunisiennes, tué par des terroristes durant l’assaut du musée du Bardo à Tunis, le 18 mars 2015. Diesel, une chienne policière du Raid a été tuée au début de l’assaut lancé vers 4 h 20 ce mercredi matin contre un appartement de Saint-Denis, en lien avec l’enquête sur les attentats de Paris, selon nos informations.

L’animal, un berger belge malinois âgé de 7 ans, a été tué alors qu’elle pénétrait dans le lieu de l’attaque, envoyée dans l’appartement « pour jauger la menace à l’intérieur », comme le précise BFMTV. Diesel a été tuée lors d'une accalmie après un échange de tirs entre les forces de l'ordre et les terroristes retranchés, raconte le patron du RAID au Figaro. «Après un long moment sans tir, on décide d'envoyer un chien pour qu'il fasse une reconnaissance des lieux. Malheureusement, Diesel, un chien d'attaque, est tué à la Brenneke», un gros calibre.

Comme l'explique Le Parisien, la chienne était «entraînée au mordant», c'est-à-dire à se précipiter sur l’ennemi pour planter ses crocs dans sa chair et ne pas lâcher, jusqu'à ce que son maître lui en donne l'ordre. Elle n’en a pas eu le temps, sauvant «sans doute sauvé la vie de policiers qui s'apprêtaient à entrer», précise Jean-Michel Fauvergue, le patron du Raid.

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La police nationale a rendue publique l'information sur son compte Twitter, et les internautes se montrent particulièrement émus par cette perte.

Les chiens d’assaut des forces de sécurité françaises sont utilisés « quand on ne souhaite pas qu’il y ait d’échanges de coups de feu », pour « neutraliser [un objectif] en le mordant », pour « détecter une présence humaine dans un bâtiment », ou « quand on veut donner l’assaut », expliquait le réalisateur Benoît Poisson à 20 Minutes en janvier.

Trois chiens d’assaut du GIGN -Gun, Graf et Famas, rencontrés par le réalisateur en novembre 2014- avaient participé à l’assaut donné contre les deux terroristes auteurs de l’attentat à Charlie Hebdo, retranchés dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële le 9 janvier.

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