Proches et anonymes rendent hommage aux personnes décédées rue Bichat.
Proches et anonymes rendent hommage aux personnes décédées rue Bichat. - W. ABENHAIM
  • Lola Salines, 28 ans

Editrice chez Gründ, Lola est morte au Bataclan. Décrite comme « attentionnée, sensible, rigoureuse, branchée, enthousiaste », cette grande brune souriante, habitante du 20e arrondissement de Paris, faisait également partie de l'équipe de roller derby sous le pseudo de Jossie Ozzbourne dans l'équipe La Boucherie de Paris.

 

  • Djamila Houd, 41 ans

Elle a été tuée sur la terrasse de La Belle équipe, le restaurant de son mari, Grégory Reibenberg, où elle fêtait un anniversaire avec des amis. Elle est morte dans les bras de son mari. « Je lui tenais la main, on ne pouvait pas la ranimer, on ne pouvait plus rien faire (...). Elle m'a demandé de prendre soin de notre fille et je lui ai promis de le faire », a-t-il témoigné sur France 2 . Le couple a une fille de 8 ans. La victime, originaire de Dreux (Eure-et-Loir), travaillait pour une entreprise de prêt-à-porter.

  • Hodda Ben Khalifa Saadi, 35 ans ​

Elle fêtait vendredi soir son anniversaire avec Halima, sa sœur et l'un de ses frères, et est décédée samedi des suites de ses blessures. « Ceux qui ont fait ça ne peuvent pas se revendiquer de la religion. Dans la famille, tout le monde travaille, on a toujours donné une belle image de l'intégration. Et eux, les terroristes, ils foutent tout en l'air », a déclaré au Parisien, Bechir, l'un de ses frères.

  • Halima Ben Khalifa Saadi Ndiaye, 37 ans

Elle était originaire de Menzel Bourguiba (Tunisie), près de Bizerte. Cette jeune femme à la crinière de lionne était mariée à un Sénégalais, Adama Ndiaye, et vivait à Dakar. Sa famille est installée au Creusot (Saône-et-Loire), où son père était arrivé en 1970 pour travailler dans le bâtiment. Mère de deux jeunes garçons, elle était à Paris, au restaurant La Belle équipe, pour fêter l'anniversaire de sa soeur.

  • Jean-Jacques Amiot, 68 ans

Jean-Jacques Amiot, 68 ans, était au Bataclan lorsqu'il a été abattu. Fan de rock, familier des salles de concert, ce Parisien, père de deux filles dans la trentaine et deux fois grand-père, était à la tête d'une entreprise de sérigraphie et travaillait régulièrement pour les artistes, les musiciens, ou les dessinateurs. «C'était un homme doux», a rappelé son frère dans Le Télégramme. «Un amoureux de la musique des années 60-70, ajoute Emmanuel Pierrot, photographe collaborateur de Libération qui le connaissait. C’était vraiment une grande passion. Dans son atelier, il avait affiché des photos de Jimi Hendrix.»

  • Kheireddine Sahbi, 29 ans

Ce violoniste algérien, surnommé « Didine », rentrait chez lui vendredi après une soirée avec des amis lorsqu'il a été tué. Après des études de sciences, il s'était tourné vers la musique et étudiait depuis un an à Paris. « Il habitait un quartier périphérique d'Alger, où la situation était très tendue » et « avait survécu à dix ans de terrorisme », à témoigné un de ses cousins. Son corps devrait être rapatrié en Algérie. 

 

  • Mathias Dymarski, 22 ans, et Marie Lausch

Ingénieur travaux, originaire d'Ancy-sur-Moselle (Moselle), Mathias était fan du groupe Eagles of Death Metal. Egalement passionné de skate et de vélo-cross BMX, il participait au concert au Bataclan avec sa compagne, Marie Lausch, 23 ans, elle aussi décédée.

Marie, pour sa part, était diplômée de l'école de commerce de Reims et venait de terminer une mission pour un groupe de cosmétiques. « Nous nous battrons pour que Marie et Mathias ne soient pas que les victimes de la haine mais qu’ils soient le symbole d’une jeunesse qui n’a pas peur et apporte la joie de vivre et la solidarité. Vous êtes maintenant tous nos enfants », ont lancé les pères des deux enfants lors des obsèques à Metz, rapporte  L’Est Républicain.  

  • Thierry Hardouin, 36 ans

Ce policier, père de deux enfants, sous-brigadier au dépôt du tribunal de Bobigny, devait passer la soirée à Paris au restaurant La Belle équipe, rue de Charonne, pour célébrer l'anniversaire de sa compagne. « Bon vivant », « homme joyeux et professionnel », « Thierry avait affaire au quotidien à des gens dangereux. On savait qu'il fallait toujours rester sur le qui-vive », a confié l'un de ses proches au quotidien Le Parisien

  • Caroline Prenat, 24 ans 

Cette graphiste lyonnaise était diplômée des Arts appliqués de Lyon et de l'Ecole Condé de Nancy. Elle venait de s'installer à Paris et passait la soirée au Bataclan. « Elle a été une des premières à mourir. Elle était au bar avec une amie qui s'est absentée aux toilettes. Caro lui a souri et elle est tombée », sous les premières rafales de kalachnikov, témoigne lundi son père Yves Prénat au quotidien Le Progrès. « Elle n'a pas eu le temps d'avoir peur. » 

 

  • Asta Diakite

Cousine du joueur de l'équipe de France de football Lassana Diarra, qui jouait sur la pelouse du Stade de France quand les explosions ont retenti. La jeune femme, décrite comme une musulmane pratiquante, est morte dans la fusillade de la rue Bichat, où elle était sortie faire des courses. « Elle a donné sa vie pour sauver celle de son neveu qui était avec elle », a écrit sur Facebook sa cousine. « Elle a été pour moi un repère, un soutien, une grande soeur », a témoigné le joueur de l'OM dans un message posté sur les réseaux sociaux.

  • Pierre Innocenti, 40 ans 

Le « restaurateur des stars » selon Le Parisien. Mort sous les balles du Bataclan, il s'y trouvait avec le chef de salle de son restaurant, Stéphane Albertini, son cousin, également décédé. Il était le propriétaire du restaurant italien Chez Livio, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Vendredi soir, il a posté sur Facebook une photo du panneau du concert, avec pour seul commentaire: « Rock ! », une heure avant le drame. « Qu"il ait été happé par cette ignorance est une telle injustice », « on est tous tétanisés », a dit à son sujet son cousin par alliance, le comédien Smaïn.

  • Stéphane Albertini, 39 ans

Stéphane Albertini, 39 ans, était le directeur du restaurant Chez Livio à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Père d'un garçon de 4 ans, il a été tué au Bataclan aux côtés de Pierre Innocenti, son cousin et propriétaire du restaurant. «Stéphane était drôle et subtil, toujours souriant, toujours partant. Il faisait rire tout le monde. Il était très apprécié, c'était quelqu'un d'incontournable», dit de lui une proche citée par Libération.  

 

 

  • Alban Denuit, 32 ans

Artiste plasticien bordelais, est mort au Bataclan alors qu'il assistait au concert avec sa petite amie. Né à Marmande, il était diplômé des Beaux-Arts de Paris et avait obtenu cet été son doctorat en arts plastiques avec les félicitations du jury, après une thèse entamée en 2009 à Bordeaux III, où il enseignait.

 

 

  • Maxime Bouffard, 26 ans 

Originaire du Coux-et-Bigaroque (Dordogne), il est mort au Bataclan. Titulaire d'un BTS en audiovisuel à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), il habitait depuis quatre ans à Paris, où il réalisait des clips vidéo - récemment pour le groupe Le Dernier Métro - et des films publicitaires. « C'était un amateur de rugby, de vin et de bonne bouffe. C'était un pilier dans sa famille et dans son groupe d'amis », a raconté un ami. Fan de rock, il avait partagé sur son profil Facebook en juillet une critique élogieuse du nouvel album d'Eagles Of Death Metal. 

  • Guillaume Le Dramp, 33 ans

Figure du quartier, il buvait un verre en terrasse au bar La Belle Equipe quand il a été tué. Originaire de Cherbourg, il avait fait ses études à Caen avant d'aller à Parme (Italie) puis à Paris, où il travaillait dans un restaurant derrière la place des Vosges. Décrit comme « charmeur, chaleureux, un vrai gentil, avec un humour dévastateur » par l'un de ses proches, il était tenté de retourner vivre en Italie et préparait le concours de professeur des écoles. 

  • François-Xavier Prévost, 29 ans

Mort au Bataclan. « L'amour de ma vie, à jamais », écrit sa compagne sur la page Facebook créée pour lui rendre hommage. Ce passionné de tennis, « toujours souriant, toujours la banane », travaillait dans la publicité à Lille.

 

  • Macathéo Ludovic Boumbas, dit « Ludo », 40 ans

Il est mort à La Belle Equipe, bistrot du 11e arrondissement où il fêtait l'anniversaire d'une amie. « Il a voulu protéger une amie, Chloé, en se mettant sur elle. Il s'est pris une rafale », a dit son frère. D'origine congolaise, Ludo était ingénieur chez le transporteur FedEx.

 

 

 

  • Thomas Ayad, 34 ans

Originaire d'Amiens (Somme), il a été tué au Bataclan. Ce jeune homme brun, barbu, était producteur pour la maison de disques Mercury Music Group (Universal) et s'occupait notamment du marketing d'Eagles of Death Metal. Passionné de hockey sur gazon, son ancien club a organisé un rassemblement d'hommage dimanche. « Il est mort presque tout de suite, au Bataclan, alors qu'il était en train de parler avec un garçon de Nous Productions (le tourneur du concert, ndlr) qui, lui, a été blessé. (...) Franc, honnête, c'était un ami fidèle, on pouvait compter sur lui », a raconté à Libération l'un de ses amis.

  • Mathieu Hoche, 38 ans

Il était cameraman pour la chaîne télévisée France 24 et père d'un enfant de six ans. Il habitait Montreuil, en Seine-Saint-Denis. C'était «un garçon adorable, discret, bosseur, professionnel», a assuré le directeur de la chaîne Marc Saikali. Fan des Eagles of Death Metal, il est mort au Bataclan. Il aimait les images, la musique et les voyages, rapporte Le Monde qui dresse son portrait. « Mathieu voulait connaître le monde et était curieux de tout », raconte Naima Di Piero, une collègue brésilienne qui le croisait à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), au siège de France 24. (…) Il avait un regard, un sens de l’image, qu’il utilisait dans son travail comme pour faire de très belles photos (…)Il aimait parler de son fils, le prendre en photo, aller le chercher à la sortie de l’école. »

  • Nohemi Gonzalez, 23 ans

De nationalités mexicaine et américaine, elle se trouvait à la terrasse du Petit Cambodge en compagnie d'une amie. Etudiante en troisième année à l'université d'Etat de Long Beach en Californie, elle était à Paris dans le cadre d'un semestre d'échange universitaire à l'école de design Strate de Sèvres. Décrite par son petit ami comme « la plus douce des jeunes femmes », elle devait rentrer aux Etats-Unis le mois prochain.

 

  • Hugo Sarrade, 23 ans

Il débutait son week-end à Paris par ce concert au Bataclan, avant de rejoindre son père en région parisienne. Etudiant en intelligence artificielle à Montpellier, Hugo était persuadé que « l'obscurantisme est notre pire ennemi », selon son père, interrogé par le quotidien Midi Libre.

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  • Valeria Solesin, 28 ans

Elle est morte au Bataclan, où elle se trouvait avec son fiancé et deux amis. Cette Italienne originaire de Venise, doctorante en démographie et bénévole pour l'ONG italienne Emergency, vivait depuis quatre ans à Paris. « Elle nous manquera et je pense, au vu de son parcours, qu'elle manquera aussi à l'Italie », a déclaré sa mère aux médias italiens. « Elle était le visage souriant et le cerveau brillant de la jeune communauté italienne à Paris », a témoigné un proche.

  • Cédric Mauduit, 41 ans

Directeur de la modernisation du département du Calvados, en Normandie. Il avait deux jeunes enfants. Il a été tué au Bataclan alors qu'il assistait au concert avec des amis, dont une autre victime, David Perchirin. Son frère a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour faire venir les Rolling Stones ou David Bowie, des artistes qu'il admirait, à son enterrement.

 

  • David Perchirin, 41 ans

Après avoir été journaliste, il était devenu récemment professeur des écoles et enseignait depuis septembre 2014 en Seine-Saint-Denis. Il est mort au Bataclan aux côtés de son ami Cédric Mauduit, rencontré à Sciences Po Rennes. « Bons vivants, débordants d'énergie, enthousiastes indéfectibles, le ciment de leur amitié a toujours été leur passion du rock'n roll », selon l'hommage rendu par l'association des anciens élèves de l'établissement.

  • Matthieu Giroud, 39 ans

Géographe, originaire de Grenoble. Maître de conférences à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, spécialiste du phénomène de gentrification, ce père d'un petit garçon de 3 ans était sorti vendredi soir avec des amis au Bataclan, où il a été tué. Il vivait à Paris avec sa compagne, enceinte de leur deuxième enfant. « Il aimait le rock, le whisky japonais, le foot, les BD et regarder des séries avec son Aurélie. Plus que tout il aimait ses amis qui vivaient en province et à l'étranger. Fidèle et incroyablement présent à tous », a écrit sa belle-soeur sur Facebook.

  • Valentin Ribet, 26 ans 

Tué au Bataclan. Ce jeune avocat prometteur du barreau de Paris était diplômé de la London School of Economics, et avait suivi des études à la Sorbonne. Spécialisé dans la criminalité en col blanc, Valentin était « un avocat talentueux, très aimé par ses collègues », a fait savoir son cabinet, la firme internationale Hogan Lovells. Sa compagne, présente au Bataclan, est saine et sauve.

 

  • Nicolas Classeau, 40 ans

Père de trois jeunes enfants, il est tombé sous les balles au Bataclan, où il assistait au concert avec sa compagne, blessée. Guitariste amateur, cet habitant de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) était directeur de l'IUT de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne).

 

 

 

 

  • Guillaume Barreau-Decherf

Ce père de deux filles avait le rock dans la peau. Journaliste indépendant, il suivait notamment la musique rock pour le magazine culturel Les Inrockuptibles. Il avait récemment écrit au sujet du nouvel album du groupe Eagles of Death Metal, qui se produisait au Bataclan le soir du massacre. Ses confrères et anciens camarades de l'Ecole de journalisme ESJ de Lille se souviennent de sa douceur sous une allure de « métalleux », de sa passion pour la musique et de son sens de la formule qui faisait souvent mouche.

  • Romain Didier, 32 ans

Il était rue de Charonne avec sa compagne, Lamia Mondeguer, lorsqu'ils ont été fauchés par une rafale. Originaire de Sury-en-Vaux (Cher), il vivait à Paris, où il avait notamment été manager d'un bar dans le 6e arrondissement. Amateur de rugby, il jouait dans l'équipe d'une école de commerce de Lyon.

 

 

 

  • Lamia Mondeguer, 30 ans

La jeune femme, diplômée de l'université Paris VII et de l'Ecole supérieure d'études cinématographiques travaillait pour l'agence artistique Noma Talents.

 

 

 

 

  • Germain Férey, 36 ans

Originaire de Vienne-en-Bessin (Calvados), il avait bifurqué tardivement vers l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), après des études de Lettres étrangères et d'administration économique et sociale et même un emploi dans le milieu bancaire. A son compte depuis 2011 après avoir travaillé dans des entreprises de post-production audiovisuelle, il était réalisateur et monteur, et aussi photographe, installé à Paris. Il est mort au Bataclan, où il s'était rendu avec son ami Antoine Mary, une autre victime. « On a du mal à imaginer que ce soit possible », a confié au quotidien Ouest France Rémi Françoise, le maire de Vienne-en-Bessin, où résident toujours ses parents.

  • Antoine Mary

Développeur pour des sites internet, ce jeune homme originaire de Caen (Calvados) était sorti au Bataclan en compagnie de son ami Germain Ferey, réalisateur, monteur et photographe, lui aussi décédé. « Aujourd'hui nous pleurons l'un des nôtres. Ton esprit libre, ta belle humeur. Antoine, nous ne t'oublierons pas », a tweeté pour annoncer son décès l'agence de publicité Milky, où il avait travaillé avant de se mettre à son compte.

 

  • Madeleine Sadin, 30 ans

Elle est morte au Bataclan. Décrite comme « vivante, aimante et curieuse » par ses proches, cette parisienne passionnée de danse enseignait le français dans un collège du Val-de-Marne. « C'était la seule prof qu'on appelait par son prénom », a confié au Parisien l'une de ses élèves, saluant une prof « adorable ».

  • Aurélie de Peretti, 33 ans

Originaire de Saint Tropez, elle était infographiste de formation, mais s’était reconvertie dans la restauration. Elle se faisait une joie depuis des semaines d'assister au concert du Bataclan. Elle «passait quelques jours de vacances à Paris après une saison difficile de restauration sur les plages cet été. C'était un peu sa récompense», avait raconté son père à l'AFP, au lendemain des attaques. La jeune femme, décrite comme lumineuse, a été tuée dans la salle de concert. Son amie, Elodie, a été également gravement blessée.

  • Juan Alberto Gonzàlez Garrido, 29 ans

Ingénieur espagnol, il travaillait pour EDF. Originaire de Grenade (Espagne), amateur de rugby, il vivait à Paris avec son épouse Angelina Reina, 33 ans. Présente à ses côtés au Bataclan vendredi soir, cette dernière a expliqué dans un communiqué s'être jetée au sol puis être restée longtemps allongée auprès de son mari inconscient, jusqu'à ce que la police lui dise qu'elle devait sortir de la salle.

 

 

 

  • Nick Alexander, 36 ans

Originaire de Colchester (Angleterre), il vendait des produits à l'effigie du groupe Eagles of Death Metal lorsqu'il a été tué au Bataclan. « J'ai essayé de lui faire du bouche-à-bouche. (...) Je l'ai tenu dans mes bras et je lui ai dit que je l'aimais », a raconté au Telegraph Helen Wilson, une amie américaine présente avec lui au concert. Brun aux cheveux longs, « Nick est mort en faisant le travail qu'il aimait et nous sommes réconfortés de voir à quel point il était aimé par ses amis à travers le monde », a écrit sa famille dans un communiqué. « Dors bien, mon doux prince, Nick Alexander... #fuckterrorism #iwillalwaysloveyou #Bataclan », a publié sur Twitter sa compagne Polina Buckley, avec une photo d'eux deux.

  • Hyacinthe Koma, 37 ans

Serveur au restaurant Les Chics Types, dans le XIXe arrondissement, il participait à une soirée d'anniversaire au restaurant La Belle Equipe rue de Charonne. «Il avait beaucoup d'amis», selon sa petite soeur Amy. L'un d'entre eux a lancé une cagnotte sur le site Leetchi pour aider sa famille à financer les obsèques.

C‘était un passionné de football. Hyacinthe Koma ne ratait pas un match de son équipe fétiche : le Paris-Saint-Germain, raconte Jeune Afrique qui lui consacre un long portrait. C’était un garçon sportif et joyeux, blagueur et souriant, toujours positif malgré les soucis», raconte son père dans cet article. 

  • Renaud Le Guen, 29 ans

Il a été tué au Bataclan où il se trouvait avec sa compagne, rescapée. «Renaud était quelqu'un de très cultivé et doux. Tout le monde l'aimait. C'était un mec bien», a témoigné au quotidien Libération celle qu'il devait épouser l'année prochaine et qu'il avait rencontrée à 17 ans. «Il aimait le jazz, le rock, la photo, être avec sa famille et ses amis», a-t-elle raconté. Il travaillait dans un garage pour poids lourds près de la gare d'Evry-Courcouronnes (Essonne) et habitait à Savigny-sur-Orge, où il avait grandi.

 

  • Christophe Lellouche, 33 ans

Tué au Bataclan, le jeune homme était créateur de sites internet. Ce supporter de l'OM, guitariste et compositeur du groupe Oliver, était surtout «un fan de musique en général et de concerts en particulier», a indiqué à l'AFP l'un de ses proches. Ses amis ont rendu hommage sur un blog à ce trentenaire «qui ne s'est jamais pris au sérieux»: «J'ignore si tu as souffert, j'ignore si tu as été exécuté parmi les premiers (...) Tu n'avais rien à voir avec eux et ils t'ont tué», écrit l'un d'eux.

Après les Eagles of Death Metal, vendredi au Bataclan, Christophe Lellouche devait assister, lundi 16 novembre, au concert des Foo Fighters et mardi à celui de Chilly Gonzales, raconte Le Monde

  • Charlotte et Emilie Meaud, 30 ans

Les deux jumelles, originaire d'Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne), étaient attablées sur la térrasse du café Le Carillon. Charlotte était chargée de développement de start-up, après des études à Lyon et à Strasbourg. Emilie, elle, était architecte.

  • Fanny Minot, 29 ans

Elle était monteuse pour l'émission Le Supplément sur Canal+ depuis plusieurs années. Elle est morte au Bataclan. «Une fan de rock», selon l'une de ses collègues jointe par l'AFP. Le présentateur du Supplément, Ali Baddou, lui a rendu hommage ce dimanche

 

 

 

 

  • Yannick Minvielle, 40 ans

Il était originaire de Saône-et-Loire. Il avait grandi à Epervans raconte le JSL, avant de travailler sur Paris dans le domaine de la publicité.Yannick chantait également dans un groupe de rock. Décrit par sa famille comme un homme «profondément simple» et «gentil», ce père d'un garçon de sept ans est mort au Bataclan.

 

 

 

  • Cécile Misse, 32 ans

Elle a trouvé la mort au Bataclan, aux côtés de son compagnon, Luis Felipe Zschoche Valle, un musicien chilien. La jeune femme avait grandi à Gap (Hautes-Alpes) avant de s’installer à Paris en 2006. Elle était chargée de production au théâtre Jean-Vilar de Suresnes, dans l'ouest parisien. « Elle restera pour nous et pour toujours un exemple magnifique de dévouement, d’engagement, d’enthousiasme et de professionnalisme rares, ont réagi ses collègues. Nous ne l’oublierons jamais, en continuant à faire, ensemble, notre métier. »

  • Luis Felipe Zschoche Valle, 33 ans

Le mari de Cécile Misse. Ce Chilien habitait depuis huit ans à Paris, où il travaillait comme musicien. Fan de rock, membre du groupe de rock Captain Americano, il est mort vendredi soir au Bataclan aux côtés de son épouse.

 

 

 

 

 

 

  • Marie Mosser, 24 ans

Cette passionnée de musique était originaire de Nancy. La jeune femme, décrite comme «pétillante» par ses proches, s'était récemment installée à Paris. Cette fan de David Bowie, spécialiste en communication et marketing digital, travaillait pour un site internet people. Elle est décédée au Bataclan.

 

 

 

 

 

  • Justine Moulin, 23 ans

Elle était sur la terrasse du Petit Cambodge lorsque les djihadistes ont fait feu. La jeune femme, blessée à la tête, est décédée samedi matin à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Issue d'une famille du Nord, elle vivait à Paris près de ses parents installés à Asnières.

Elle venait de terminer un master à la Skema Business School de Paris et devait rejoindre l’université de Raleigh, en Caroline du Nord, pour poursuivre ses études de commerce, raconte Libération. 

  • Quentin Mourier, 29 ans

Ce jeune architecte originaire de Rouffach dans le Haut-Rhin, enseignait à l'Ecole nationale supérieure d'architecture de Versailles et collaborait avec l'association Vergers Urbains qui lui a rendu hommage sur Twitter. Sur le site internet de l'association, il est décrit comme quelqu'un «plein de ressources, d'énergie, d'initiatives, d'engagement». Le moteur de sa recherche doctorale à l'Ecole de Versailles était, selon le directeur de l'établissement, «la défense du sens de l'hospitalité et des racines de l'urbanité face à la barbarie».

  • Victor Muñoz, 25 ans

Lui est mort à La Belle équipe, rue de Charonne. Ce spécialiste du webmarketing, fils de deux militants socialistes, dont une élue du XIe arrondissement, venait de terminer ses études à l'ESG Management School, une école de commerce parisienne. Il avait créé son premier site web à 13 ans. Il venait de lancer une start-up dédiée à internet.

 

 

  • Hélène Muyal-Leiris, 35 ans

Une autre victime des terroristes qui ont frappé au Bataclan. Mère d'un petit garçon de 17 mois à peine, elle était maquilleuse-coiffeuse à Paris et travaillait dans la mode ou sur des tournages. «Vous n'aurez pas ma haine», a réagi sur Facebook son mari Antoine Leiris, qui avait multiplié les avis de recherche pendant le week-end. «Je l'ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d'attente. Elle était aussi belle que lorsqu'elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j'en suis tombé éperdument amoureux il y a plus de 12 ans.»

  • Sébastien Proisy, 38 ans

Il était sur la terrasse d'un restaurant rue Bichat lorsqu'il a été tué d'une balle dans le dos. Sébastien accompagnait l'un de ses clients, avec qui il dînait, pour fumer une cigarette sur le trottoir. Diplômé de Sciences-Po Paris, il avait travaillé au Parlement européen à Bruxelles puis dans un cabinet d'avocats, avant de créer deux sociétés, l'une pour aider les entrepreneurs à s'installer en Iran et en Asie centrale, l'autre pour promouvoir l'agriculture française à l'international. Il était originaire de Valenciennes. Il « croquait la vie à pleines dents », raconte ses camarades de promotion dans le journal La Voix du Nord.

  • Armelle Pumir-Anticevic, 46 ans

Elle est morte au Bataclan, où elle se trouvait avec son mari, Joseph. «Armelle m'a dit: +Viens, on court+. On n'était pas loin de la porte de sortie. Armelle était derrière moi, on a foncé. Elle est tombée. J'ai cru qu'elle avait trébuché sur un cadavre. Je l'ai ramassée, je la portais. Mais en arrivant près de la porte, un flic m'a tiré par le bras, j'ai dû la lâcher. Putain. Je n'ai jamais revu Armelle», avait-il raconté dimanche à Libération. Chef de fabrication, mère de famille, cette Parisienne était aussi attachée aux Pyrénées-Orientales, où elle possédait une maison.

 

  • Raphaël Ruiz, 37 ans

Mort au Bataclan lui aussi. Il était «passionné de musique, de cinéma, de BD et de tant d'autres choses» selon l'association des anciens de Sciences-Po Grenoble. «C'était un ami hors pair, un homme attachant et passionnant, et un grand éclat de rire avec les enfants». Il travaillait depuis 10 ans chez Ubiqus, où il était «unanimement apprécié pour son professionnalisme, son dévouement et son immense gentillesse».

 

 

  • Michelli Gil Jaimez, 27 ans

La jeune femme était originaire de l'Etat de Veracruz, au Mexique. Elle a été tuée au restaurant La Belle Equipe. Elle s'était fiancée le 26 octobre et envisageait d'aller s'installer à Milan. «Je t'aime mon amour. Repose en paix», a publié sur Facebook son compagnon italien, Filo.

La famille de Michelli est arrivée à Paris afin de s'occuper du rapatriement de sa dépouille. «Michelli était une jeune fille charmante, c'était une jeune fille très heureuse, sociable, travailleuse et douée», a confié son cousin Félix José Gil Herrera aux médias mexicains.

  • Cédric Gomet, 30 ans

Originaire de Foucherans dans le Jura et résidant à Paris, Cédric Gomet travaillait pour TV5Monde. Il se trouvait au Bataclan avec l'un de ses amis, Cédric, lui-même blessé par balles à la jambe au cours de l'assaut. Un vrai passionné de rock lui aussi. Parfois comparé à Ryan Gosling par ses amis, Cédric Gomet, passionné de musique, était le guitariste d’un groupe d’électro-rock intitulé « First All The Machines » qu’il avait fondé il y a huit ans avec des amis.

  • Claire Scesa-Camax, 35 ans

Originaire d'Avignon, elle était diplômée de l'Ecole professionnelle supérieure d'arts graphiques de la Ville de Paris (Epsaa). Mère de deux enfants, Louis et Violette, Claire vivait à Houilles, dans les Yvelines et était graphiste à Paris depuis 2009. «Le meilleur hommage que nous puissions rendre à notre ancienne étudiante (...) est en images», a tweeté l'école lundi, publiant des illustrations pleines de légèreté et d'espièglerie.

La jeune femme, qui a notamment travaillé pour le Crazy Horse, s'était rendue selon Libération au Bataclan avec son mari, qui s'en est sorti indemne, et des amis, dont deux ont été blessés. Mère de deux enfants, Louis et Violette, Claire vivait à Houilles, dans les Yvelines.

  • Sven Silva Perugini, 29 ans

Ce jeune Vénézuélien vivait à Palma de Majorque (Espagne). Ce métis à la coiffure afro a grandi dans la banlieue de Caracas, où ses parents résident encore et avaient fait de gros efforts pour envoyer leur fils tenter sa chance en Europe, rapporte Libération. A Palma de Majorque, cet amateur de sports américains travaillait dans l’informatique. Tué au Bataclan, Sven Silva Perugini était accompagné de deux amis qui ont survécu.

 

 

  • Eric Thomé, 39 ans

Photographe et graphiste parisien, ce passionné de musique, titulaire d'un BTS en communication visuelle, avait exposé des photos en juillet aux Rencontres de la photographie d'Arles. Selon l'un de ses amis, qui a posté un message sur Facebook, il allait bientôt être père. Il est mort au Bataclan.

 

 

 

 

 

  • Olivier Vernadal, 44 ans

Ce fan de rock était un habitué du Bataclan. Cet habitant du XIe arrondissement de Paris, originaire de Ceyrat (Puy-de-Dôme), travaillait comme agent des impôts à Paris. Il est tombé sous les balles de kalachnikov dans la salle de concert.

 

 

 

 

  • Stella Verry, 37 ans

Elle dînait au Petit Cambodge, rue Bichat, lorsque les balles ont fusé. Médecin généraliste, elle avait récemment ouvert un cabinet dans le XIXe arrondissement de Paris, tout en étant médecin régulateur du Samu. Elle avait grandi à Montigny (Yvelines), où vivent toujours ses parents. Brillante, elle était surtout une jeune femme «aimante et faisant preuve d’ouverture d’esprit», a décrit sa sœur, Vanessa, rapporte Le Parisien.

 

 

  • Lola Ouzounian, 17 ans

La plus jeune victime de la tuerie du Bataclan. Lola n’avait que 17 ans.  L'adolescente au visage radieux était devenue emblématique des avis de recherches postés sur les réseaux sociaux depuis vendredi 13 novembre, tant la photo de son visage avait été partagée. Sa mort a été annoncée mercredi. «Souvenons-nous que l'instruction, l'humanisme, la culture, sont les meilleurs outils contre la barbarie», a écrit son père sur les réseaux sociaux.

 

  • Fabian Stech, 51 ans

Tué au Bataclan, il était critique d'art et aussi enseignant d'allemand dans un lycée privé de Dijon. Né à Berlin, il était installé en France depuis 1994 où il était marié à une avocate dijonnaise et père de deux enfants. éru d’art contemporain, il était de tous les vernissages, écrivait des préfaces de catalogues, des articles dans les revues, écrit Libération qui lui consacre un portrait. «Tu es grand, Monsieur Stech, et tu as vécu comme une star de rock’n’roll», écrit un de ses amis sur Facebook.

 

  • Ariane Theiller, 23 ans

Elle a trouvé la mort au Bataclan, où elle se trouvait avec des amis. Originaire du Nord, cette passionnée de bande dessinée s'était installée à Paris après des études de Lettres à Orléans et à Strasbourg. Décrite comme «rayonnante» par l'un de ses anciens professeurs, elle travaillait comme éditrice chez Rustica. «Nous sommes tous bouleversés, anéantis. On pense à ses parents. Elle avait seulement 23 ans...», a indiqué Louise Rossignol, responsable de la communication chez Urban Comics, où elle avait été assistante d'édition.

 

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