Projet d'attentat: Eux aussi, ils ont été arrêtés avant de passer à l'acte

DJIHAD Sid Ahmed Ghlam n'est pas le seul à avoir été appréhendé avant d'avoir eu le temps de réaliser ses projets criminels...

Florence Floux

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Montage photo: Ag. Richard Reid, à droite: les six complices condamnés en Angleterre pour leur projet d'attentat à Dewsbury.

Montage photo: Ag. Richard Reid, à droite: les six complices condamnés en Angleterre pour leur projet d'attentat à Dewsbury. — PLYMOUTH COUNTY JAIL/AP/SIPA et West Midlands Police/AP/SIPA

Le gouvernement a annoncé ce mercredi que les forces de l'ordre avaient déjoué un projet d'attentat contre une ou plusieurs églises de Villejuif (Val-de-Marne), arrêtant le suspect Sid Ahmed Ghlam par hasard. 

Le jeune homme de 24 ans n'est pas le seul à avoir été arrêté à temps. 20 Minutes revient sur les terroristes dont les plans ont été déjoués.

Richard Reid et sa mèche dans les chaussures

Les autorités n'avaient pas réussi à le démasquer avant sa montée dans l'avion qu'il avait prévu de faire exploser le 22 décembre 2001, peu après les attentats du 11-Septembre. A bord du vol Paris-Miami, Richard Reid, Britannique alors âgé de 28 ans, tente d'allumer à l'aide d'allumettes la mèche reliée aux explosifs qui se trouvent dans ses chaussures. Alertés, ses voisins -dont le journaliste français Thierry Dugeon- parviennent à le maîtriser. Richard Reid a été condamné à 120 ans de prison. Il purge sa peine dans l'Etat du Colorado. 

Les pieds nickelés du terrorisme

Si la police a parfois «de la chance» et tombe par hasard sur des criminels, ceux-ci lui facilitent quelquefois la tâche. C'est le cas des six Britanniques qui avaient plannifié un attentat contre une manifestation d'un groupe extrémiste anglais baptisé English Defense League le 30 juin 2012, à Dewsbury. Les six compères s'étaient mis d'accord sur le déroulé des faits. Oui mais voilà, lorsque cinq des complices arrivent sur les lieux, le cortège s'est déjà dispersé depuis plus de deux heures. Ils rentrent alors chez eux avec les deux véhicules qu'ils avaient utilisés à l'aller.

Un banal contrôle de police va décider de leur sort. Le policier se rend compte que les papiers d'un des véhicules ne sont pas en règle. La voiture est envoyée à la fourrière, et ses occupants sommés de rentrer chez eux. Les employés de la fourrière découvrent avec surprise l'arsenal -bombes artisanales, armes et couteaux- que contient le véhicule pendant le week-end. S'ensuit une chasse à l'homme de 48h à la fin de laquelle les six hommes sont arrêtés. Les complices, qui ont tous plaidé coupable, ont été condamnés à des peines allant de 18 à 19 ans de prison.

Les trois de l'aéroport de Saint-Etienne

Ils voulaient partir combattre mais n'étaient pas très bien organisés. Bien décidés à faire le djihad, trois jeunes hommes, entre 19 et 24 ans, vont peu à peu se rapprocher à partir de décembre 2011. Et être assez rapidement repérés par la DCRI. Alors qu'ils hésitent toujours sur leur destination à 9 jours du départ -Yémen, Libye, Mali?- et qu'ils ont même acheté un moteur de Zodiac (sans Zodiac, note Le Monde) pour rejoindre le Yémen en passant par le Soudan, ils prennent finalement des billets d'avion pour Gaziantep, en Turquie, près de la frontière syrienne, rapporte L'Express.

Peu discrets -entre autres- sur les réseaux sociaux, les trois compères sont arrêtés à l'aéroport de Saint-Etienne (Loire) en mai 2012. L'un d'eux par exemple, a appelé sa fille "Djihad", quand l'autre se baptise "Farès le cavalier perse" sur Facebook et ne publie que des vidéos pro-djihadites. Les trois, qui s'entraînaient au djihad avec des parties de paintball, ont finalement été condamnés à des peines allant de 2 à 4 ans ferme.