Le Premier ministre Manuel Valls réagit devant la presse à l'annonce d'un attentat déjoué, en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans la cour de l'Elysée, le 22 avril 2015 à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls réagit devant la presse à l'annonce d'un attentat déjoué, en présence du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans la cour de l'Elysée, le 22 avril 2015 à Paris - MIGUEL MEDINA AFP

Jusqu’à ce mercredi, le meurtre d’Aurélie Châtelain était une énigme. Pour sa famille mais aussi pour les enquêteurs. Cette jeune femme du Nord, souriante et dynamique, avait été retrouvée gisant dans sa voiture en flammes trois jours auparavant. Selon les policiers, elle a reçu «trois impacts de balle».

Cette jeune femme de 32 ans, vivant près de Valenciennes, avait rejoint la banlieue sud de Paris en voiture samedi dernier pour y suivre un stage de Pilates, une méthode douce de gymnastique.

ADN sur la scène du crime

C’est à Villejuif (Val-de-Marne), dimanche matin, que deux passants signalent aux pompiers un véhicule qui commence à prendre feu. Un ordinateur branché sur l'allume-cigare a surchauffé. En s'approchant de la voiture, les policiers constatent qu'une jeune femme est morte. Impossible de la réanimer. Il y a peu de témoin. Une riveraine explique à l’AFP avoir entendu vers 8h «comme un coup de pétard». Mauvaise rencontre, crime crapuleux ou passionnel… Les pistes sont nombreuses.

C’est Bernard Cazeneuve qui, ce mercredi, a affirmé qu’Aurélie Châtelain pourrait avoir été une victime collatérale de la tentative d’attentat par un étudiant en informatique arrêté la même matinée du meurtre. Son ADN et des traces de sang ont été retrouvées sur la scène du crime.

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Attentat contre une église

L’homme aurait pu avoir tenté de voler la voiture de la jeune femme. Mais le braquage tournant mal, il aurait tiré à trois reprises et se serait accidentellement blessé au niveau de l'artère fémorale.

Il a alors appelé le SAMU, prétextant une agression. Les policiers ont été alertés par son identité, lui-même étant signalé par les services de renseignements. En retrouvant sa voiture et en perquisitionnant son domicile, les enquêteurs ont mis la main sur un arsenal de guerre et des éléments laissant penser que l’homme avait projeté des attentats visant au moins une église de la région parisienne.

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