Crash d'un avion A320: Les terribles révélations de l'ex-petite amie du copilote

SOCIETE Le quotidien allemand «Bild» publie les révélations d'une hôtesse de l'air présentée comme l'ancienne petite amie d'Andreas Lubitz...

M.C. avec AFP

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Un policier allemand devant l'appartement de Dusseldorf où Andreas Lubitz vivait, selon les autorités, le 26 mars 2015.

Un policier allemand devant l'appartement de Dusseldorf où Andreas Lubitz vivait, selon les autorités, le 26 mars 2015. — Martin Meissner/AP/SIPA

Un jour, il ferait «quelque chose qui allait changer tout le système». Les révélations continuent sur la personnalité d'Andreas Lubitz, le copilote soupçonné d'avoir provoqué délibérément le crash de l'Airbus A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, tuant les 150 personnes qui se trouvaient à bord.

Ce que l’on sait du copilote, Andreas Lubitz

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Cette fois, elles viennent de Maria W., une hôtesse de l'air de 26 ans présentée comme l'ancienne petite amie d'Andreas Lubitz, dans l'édition de samedi du quotidien allemand Bild. Celle-ci affime que lorsqu'elle a entendu parler du crash, une phrase du copilote lui est «revenue en mémoire: "Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s'en souviendra"».

«La nuit, il se réveillait et criait "Nous tombons"»

Selon Bild, la jeune femme, qui se dit «très choquée», a volé cinq mois l'an passé avec Andreas Lubitz sur des vols européens, mais leur relation, qui semble avoir duré le temps de leur travail en commun, n'a jamais été officielle. S'il «a fait ça», «c'est parce qu'il a compris qu'à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d'un emploi à la Lufthansa (dont Germanwings est une filiale low cost), comme capitaine et comme pilote de long courrier était pratiquement impossible», affirme-t-elle.

La jeune femme explique s'être séparée d'Andreas Lubitz «parce qu'il devenait de plus en plus clair qu'il avait un problème. Pendant les discussions, il craquait et me criait dessus (...) La nuit, il se réveillait et criait "Nous tombons"», en proie à des cauchemars. «Nous avons toujours beaucoup parlé du travail, et là, il devenait quelqu'un d'autre, il s'énervait à propos des conditions de travail. Pas assez d'argent, peur pour le contrat (de travail), trop de pression», affirme-t-elle.

«Il était capable de cacher aux autres ce qui se passait vraiment en lui»

«Il était capable de cacher aux autres ce qui se passait vraiment en lui», estime-t-elle, expliquant qu'il «ne parlait pas beaucoup de sa maladie, seulement qu'il suivait un traitement psychiatrique à cause de cela». Elle évoque un jeune homme «gentil et ouvert» pendant les vols, «très doux» en privé, «quelqu'un qui avait besoin d'amour».

Le Parquet de Düsseldorf, dans l'ouest de l'Allemagne, a annoncé vendredi qu'Andreas Lubitz avait caché qu'il faisait l'objet d'un arrêt maladie le jour de l'accident. Des troubles psychiatriques semblent l'hypothèse privilégiée.

L'Airbus A320 de Germanwings, qui devait relier Barcelone à Düsseldorf, s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises, tuant la totalité des 150 personnes qui étaient à bord, dont Andreas Lubitz.