La manifestation des blouses blanches ne fait pas plier Touraine

SANTE La mobilisation de ce dimanche contre le projet de loi de santé a été forte avec entre 19.000 et 40.000 médecins, jeunes médecins et professionels de santé dans la rue...

20 Minutes avec AFP

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La ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, le 2 mars 2015.

La ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, le 2 mars 2015. —

La ministre de la Santé Marisol Touraine a déclaré que la loi santé «ne se ferait pas sans les médecins» et affirmé sa «volonté de dialogue», dimanche après la manifestation parisienne des professions de santé.

«Les Français attendent que le système de santé soit transformé pour mieux répondre à leurs attentes. Cette transformation bien sûr ne se fera pas sans les médecins, elle se fera avec eux», a-t-elle déclaré devant quelques journalistes.

Marisol Touraine, qui a reçu une délégation de médecins en colère, a ajouté avoir «déposé à l'Assemblée nationale des amendements qui permettent de répondre aux préoccupations» exprimées.Elle a insisté sur sa «volonté de dialogue (...) qui a été constante au cours des derniers mois».

Les médecins veulent rester mobilisés

Les amendements «portent principalement sur l'organisation des soins dans les territoires puisque les médecins avaient le sentiment que ce qui était proposé était un système étatisé, ce qui n'était pas mon objectif», a-t-elle expliqué.Marisol Touraine a aussi confirmé à propos du tiers payant que seraient introduites «des garanties de paiement et l'instauration de pénalités de retard».

De son côté, Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF (principal syndicat de médecins libéraux) s'est dit «déçu» de la rencontre avec la ministre. «Malgré la mobilisation historique aujourd'hui avec 40.000 médecins, jeunes médecins et professions de santé (19.000 selon la police), la ministre n'a pas bougé du tout», a-t-il expliqué à l'AFP. «La ministre a confirmé la généralisation du tiers payant par étape comme prévu, elle a confirmé l'expérimentation pour la vaccination chez le pharmacien alors que nous la refusons», a-t-il indiqué.

Selon lui, «aujourd'hui n'était qu'une étape, il est indispensable que les médecins restent mobilisés» pour notamment «continuer la bataille au niveau parlementaire» qui s'engage dès mardi avec l'arrivée du texte de loi en commission.