Vers une adoption définitive jeudi d'un texte écologiste sur l'exposition aux ondes

ONDES Le principe de la «sobriété» dans l'exposition aux ondes des téléphones portables est retenu et non plus un «principe de précaution»...

20 Minutes avec AFP

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Les députés écologistes devraient faire adopter jeudi par l'Assemblée un encadrement de l'exposition aux ondes électromagnétiques, notamment par les antennes-relais, et l'interdiction des pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020.

Les députés écologistes devraient faire adopter jeudi par l'Assemblée un encadrement de l'exposition aux ondes électromagnétiques, notamment par les antennes-relais, et l'interdiction des pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020. — Jacques Demarthon AFP

Le Parlement devrait adopter définitivement jeudi, par un vote de l'Assemblée, une proposition de loi écologiste visant à encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques.

Le texte interdit le wifi dans les crèches

L'objectif de ce texte, porté par Laurence Abeille et examiné dans le cadre d'une «niche» réservée à son groupe, est de graver dans le marbre le principe de la «sobriété» dans l'exposition aux ondes des téléphones portables, boîtiers wifi et antennes relais. Ne figure plus un «principe de précaution», comme l'avaient proposé initialement les écologistes. Le texte prévoit entre autres une concertation à plusieurs niveaux lors de l'installation d'équipements radioélectriques des recommandations sanitaires, il interdit la publicité pour les téléphones portables vendus sans oreillette ainsi que le wifi dans les crèches et demande au gouvernement un rapport sur l'électro-hypersensibilité, ces personnes souffrant d'intolérance aux champs électromagnétiques.

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Adoptée en première lecture par l'Assemblée en janvier 2014, puis au Sénat avec quelques modifications en juin, la proposition de loi doit être adoptée dans cette dernière version jeudi. Laurence Abeille regrette que les sénateurs aient rendu des dispositions «moins contraignantes», par exemple sur la concertation, mais préfère faire passer cette «première étape» plutôt que la retarder. Elle a relevé mercredi lors d'une conférence de presse que prochainement dans le projet de loi sur la santé «on pourra reparler des questions de santé environnementale».

Une proposition pour trouver de nouveraux indicateurs de richesse

Est aussi inscrite dans la «niche» écologiste de jeudi la proposition de loi écologiste visant à instaurer un «devoir de vigilance» des multinationales envers leurs sous-traitants à l'étranger, qui a été rejetée en commission et a de bonnes chances de l'être également dans l'hémicycle. La proposition de loi de Véronique Massonneau (EELV) autorisant le suicide assisté et l'euthanasie dans certains cas, également rejetée en commission, devrait subir le même sort. Seule la proposition de loi de sa collègue Eva Sas visant à une prise en compte dans les politiques publiques de nouveaux indicateurs de richesse, et pas seulement le PIB, examinée en première lecture, a des chances d'être adoptée après avoir passé le cap de commission des Finances.

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