Capture d'écran d'une vidéo postée le 11 janvier 2015 sur les réseaux sociaux islamistes d'un homme se présentant comme Amedy Coulibaly
Capture d'écran d'une vidéo postée le 11 janvier 2015 sur les réseaux sociaux islamistes d'un homme se présentant comme Amedy Coulibaly - - Internet

Une partie des armes utilisées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly dans les attaques de Paris ont été achetées en Belgique, ont affirmé mercredi plusieurs médias belges. Dans la soirée, un homme soupçonné de trafic d'armes a été arrêté à Chareloi après avoir indiqué aux autorités qu'il avait eu des contacts avec Amedy Coulibaly.

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«La kalachnikov et le lance-roquettes utilisés par les frères Kouachi ont été achetés par Coulibaly aux alentours de la gare du Midi, à Bruxelles, pour moins de 5.000 euros», écrit le journal La Dernière Heure, citant «de très bonnes sources». Le quotidien populaire ajoute que «le fusil mitrailleur de type Scorpio que possédait Amedy Coulibaly lors de la prise d'otage de la porte de Vincennes vient de Bruxelles», selon les mêmes sources.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du parquet fédéral belge, chargé des questions de terrorisme, n'était pas en mesure de commenter ces informations dans l'immédiat. Le quotidien flamand De Standaard estime toutefois que l'achat d'armes en Belgique «n'est pas plus qu'une hypothèse». L'un des frères Kouachi et Djamel Beghal, figure de l'islamisme radical français, avaient en effet tenté d'acheter des armes en Belgique en 2010 dans le but d'organiser l'évasion de l'islamiste Smaïn Aït Ali Belkacem.

Un homme arrêté

Un habitant de Charleroi, dans le sud du pays, «connu de la justice pour divers trafics», s'est présenté mardi à la police en affirmant avoir eu des contacts avec Amedy Coulibaly «ces derniers mois», selon l'agence Belga. Dans la soirée, ill a été placé sous mandat d'arrêt pour trafic d'armes par un juge d'instruction, a indiqué mercredi le parquet fédéral

L'homme a expliqué que Coulibaly, abattu vendredi dans l'assaut du supermarché casher où il avait tué quatre personnes, désirait se procurer une voiture. Le trafiquant belge a expliqué à la police avoir voulu «escroquer» le Français lors de la transaction mais que, ayant pris peur depuis les attentats, il avait souhaité informer la police.

Les enquêteurs ont effectué une perquisition à son domicile et trouvé des documents prouvant un marchandage relatif à ce véhicule, mais aussi des documents faisant état d'une négociation avec Coulibaly à propos d'armes et de munitions. «Il était notamment question d'un calibre peu courant, qui correspond au pistolet Tokarev que détenait Amedy Coulibaly» lors de l'attaque de la supérette, selon l'agence Belga.

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