Des enquêteurs sur les lieux de la fusillade à Montrouge qui a coûté la vie à une policière municipale le 8 janvier 2015
Des enquêteurs sur les lieux de la fusillade à Montrouge qui a coûté la vie à une policière municipale le 8 janvier 2015 - Kenzo Tribouillard AFP

La policière stagiaire de 26 ans tuée jeudi matin à Montrouge, dans le sud de Paris, était originaire d'un quartier rural de la commune de Sainte-Marie en Martinique, a-t-on appris auprès de ses proches.

 

Dans le quartier de «Derrière Morne», les voisins de la famille ont été sous le choc dès la nouvelle connue. Beaucoup d'entre eux se sont rendus tout au long de la journée dans la maison familiale pour réconforter et soutenir la mère de Clarissa Jean-Philippe.

«Quand j'ai entendu l'information jeudi matin à la télévision, je me suis dit pourvu que ce ne soit pas ma petite Clarissa», a déclaré Marie Georges Chéry, la grand-mère de la policière. «Et peu de temps après, nous avons appris du fiancé de Clarissa que c'était elle la policière tuée à Montrouge», a-t-elle poursuivi dans un sanglot avouant qu'elle avait alors fait un malaise.

Partie pour la métropole en 2013

Clarissa Jean-Philippe avait passé trois semaines en Martinique auprès de ses parents pour les fêtes de Noël avant de rentrer en France, le 27 décembre dernier.

A la mission locale Nord Martinique à Sainte Marie, où son nom figure encore dans les fichiers, on se souvient d'elle. «Clarissa était une jeune fille très motivée, très enthousiaste et désireuse de réussir», a confié à l'AFP un responsable de la mission qui l'avait accueillie en formation en 2008.

C'est après sa formation d'agent de sécurité et de sûreté que Clarissa était partie pour la métropole en 2013 avant de rejoindre la police municipale comme stagiaire. Plusieurs membres de la famille doivent s'envoler jeudi soir de Fort-de-France pour se rendre à Montrouge où habitait Clarissa Jean-Philippe.

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