Illustration: un homme porte un masque des Anonymous à Londres en novembre 2013.
Illustration: un homme porte un masque des Anonymous à Londres en novembre 2013. - MARK SPOWART/SIPA

Après la contre-attaque des caricaturistes, celle des «hacktivistes»? Des membres d’Anonymous, ce collectif mondial et diffus de hackers activistes, ont annoncé leur intention de riposter après l’attentat au siège de Charlie Hebdo, dans un communiqué publié mercredi soir sur Pastebin. Leur cible: «les ennemis de la liberté d'expression».

Depuis mardi, le groupe d’Anonymous francophones baptisé Opération GPII s’en prenait au site du ministère de la Défense, fortement perturbé en raison d’une attaque par déni de service (saturation du site par un grand nombre de requêtes) dans le but de «venger» la mort de Rémi Fraisse. Alors que l’attaque du site gouvernemental devait reprendre mercredi, le groupe annonçait à 13h15 sur Twitter l’annulation de l’opération «suite à la fusillade qui a eu lieu à Paris» moins de deux heures plus tôt.

«La défense de ces libertés est la base même de notre mouvement»

En fin de journée, le communiqué tombait: désormais, le groupe d’Anonymous était décidé à venger Charlie Hebdo. En visant ceux qui bafouent le droit d’exprimer ses opinions, «par l'obscurantisme et le mysticisme». Ceux-là doivent s’attendre à «une réaction massive et frontale de notre part car le combat pour la défense de ces libertés est la base même de notre mouvement».

Baptisée «OpCharlieHebdo», la contre-attaque du groupe Opération GPII a des contours encore flous ce jeudi, certains sites spécialisés évoquant comme cibles potentielles les sites des organisations terroristes islamistes, les comptes Twitter de prêcheurs radicaux ou de militants de Daesh. Plusieurs pistes donc, mais une seule fausse piste: le compte à rebours un rien menaçant du site opcharliehebdo.com, estampillé «fake» par les Anonymous à l’origine de l’OpCharlieHebdo.

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