Bruno Le Maire lors d'un meeting le 27 novembre 2014 à Fréjus
Bruno Le Maire lors d'un meeting le 27 novembre 2014 à Fréjus - Valery Hache AFP

«Vers 11h30, deux hommes armés d'une kalachnikov et d'un lance-roquette, ont fait irruption au siège de Charlie Hebdo dans le XIe arrondissement de Paris. Un échange de feu a eu lieu avec les forces de l'ordre».

A 14h, 12 morts étaient dénombrés, selon une source proche de l'enquête. C'est là un acte sans précédent contre un organe de presse en France. Les réactions politiques se succèdent suite à ce drame.

Le Premier ministre Manuel Valls a fait une déclaration publique un peu avant 16h à l'issue d'une visite au commissariat du XIe arrondissement où travaillait l'un des policiers tué: «La France a été touchée dans son coeur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié», a-t-il déclaré.

La ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin a publié un communiqué: «Ce qui s’est passé ce matin au siège de Charlie Hebdo est une attaque odieuse contre un des piliers de notre démocratie, un acte d'une barbarie extrême contre ceux qui, au quotidien, font vivre l’information et animent le débat public». «La République est et sera toujours aux côtés des défenseurs de la liberté d’information et d’expression. Nous défendrons ces valeurs avec toute la fermeté nécessaire», écrit-elle plus loin..

Pour le maire de Pau et président du MoDem François Bayrou: «un seul devoir, nous serrer les coudes» et «faire l'union nationale» après l'attentat contre Charlie Hebdo

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy a fait une déclaration publique à 14h30 au siège de l'UMP. «Je tiens à exprimer ma profonde abjection face à cet acte barbare qui heurte la conscience humaine. Les journalistes et la rédaction de Charlie Hebdo ont été pris pour cible, c'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes républicains les plus chers, la liberté d'expression», a-t-il déclaré. «Notre démocratie est attaquée, nous devons la défendre sans faiblesse. La fermeté absolue et la seule réponse possible», a-t-il ajouté. «La France est frappée au coeur, la République doit se rassembler, j'appelle tous les Français à refuser la tentation de l'amalgame et à présenter un front uni face au terrorisme, à la barbarie et aux assassins», a également déclaré l'ancien chef de l'État. «Les coupables de ces actes barbares doivent être poursuivis et châtiés avec la plus extrême sévérité», at-il poursuivi, évoquant un «impératif d'unité nationale auquel «nul ne peut et ne doit se soustraire» au sein de la classe politique française.

Après avoir réagi à chaud sur Twitter, le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon a transmis ce communiqué: «Je tiens à exprimer mon effroi et mon indignation face à cet acte d'une barbarie inqualifiable.(...) Un attentat contre la presse est un attentat contre la République.

 

Le parti écologiste EELV a fait part de «sa profonde émotion» dans un communiqué.

 

La député Cécile Duflot est «totalement sous le choc»

Le secrétaire national du Parti de Gauche Alexis Corbière a réagi rapidement à la fusillade au siège de Charlie Hebdo:

 

Tout comme Jean-Luc Mélenchon:

 

Emotion très forte aussi pour Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui s'est rendu sur place:

Le député UMP de Seine-et-Marne Franck Riester a adressé d'avance ses condoléances aux familles des victimes:

 

Le député de Charente-Maritime, Olivier Falorni a appelé à l'union nationale.

 

La ministre de la Santé Marisol Touraine et le président de l'Assemblée nationale ont lancé un message de solidarité, tout comme l'ancien Premier ministre UMP François Fillon et Bruno Lemaire.

Le président du Sénat s'est exprimé dans un communiqué et sur place devant les locaux de Charlie Hebdo:

 


Invité sur France Info, le député socialiste de Seine-et-Marne, vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et secrétaire national de PS Olivier Faure a déclaré: «Nous sommes tous atteints»

Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, condamne dans un communiqué «la monstrueuse attaque qui a aujourd’hui visé Charlie Hebdo et s'associe à la peine des familles des victimes». «Cette journée doit être le moment d’une union nationale, ce qui n’interdit pas de s’interroger sur l’action du gouvernement». Sur Twitter il lance la polémique :

 

Au Front National, Marine Le Pen a réagi à 13h30 au micro de RTL: «Je pense que le peuple français est tout à fait aujourd'hui aux côtés des morts, des blessés, de ces journalistes, de ces policiers, de leur famille… je pense que c'est une vague de compassion qui étreint aujourd'hui le peuple face à cet attentat de fondamentalistes islamistes… Il sera temps demain dans les jours qui viennent de parler politique… aujourd'hui c'est la réalisation de ce risque dans des proportions épouvantables qui me touchent bien sûr…» a déclaré la présidente du Front national. «La montée en puissance du danger terroriste lié aux fondamentalistes islamistes est un fait… il faut donc mettre tout en œuvre pour se prémunir de la réitération de ce type d'attentat et prendre la mesure de l'immense danger qui pèse aujourd'hui pas seulement sur la France…», a-t-elle poursuivi.

Sur Twitter, le vice-président du parti Florian Philippot avait posté dans la matinée ce message: 

 

Dans un document transmis à RTL, le député UMP Bernard Debré appelle à l'union nationale: «Une tristesse, une fureur absolue devant cette horreur. C'est un attentat, on le sait bien, un attentat terroriste. Il est planifié, organisé. C'est un attentat contre la presse et donc contre la démocratie quel que soit le journal. Si on en est maintenant à tuer des journalistes quel qu'ils soient, c'est absolument épouvantable. Ces islamistes sont des dangereux personnages, des sanguinaires. Il faut qu'il y ait une union nationale et une solidarité. Ce n'est plus le moment de se critiquer les uns et les autres. Soyons tous unis les uns avec les autres pour lutter contre ces terroristes».

La maire de Paris Anne Hidalgo, présente sur place dans la matinée, a transmis un communiqué en début d'après-midi: «J'éprouve un sentiment d’horreur absolue face à l’attentat qui vient d’être perpétré contre Charlie Hebdo. Cet acte effrayant vient de causer la mort de douze personnes et d’en blesser grièvement un grand nombre. Toute ma compassion va à ces victimes martyres de la Liberté, de la liberté de la presse, pilier de la démocratie et de la République». Elle ajoute : «Ce massacre endeuille notre pays, notre ville et notre démocratie. Nous venons d’être frappés au cœur de notre liberté. Nous devons réagir à cet acte par l’union sacrée autour des principes de la République».

A Lyon, une minute de silence à été observée lors des voeux du maire à la presse. Gérard Collomb, le maire PS de la ville a déclaré: «ces événements visent un journal connu pour son impertinence, pour sa manière dont il traduit notre réalité avec un esprit critique acéré, sans faire de concession à personne. Il reflète ce qu'est notre conception européenne de la liberté de la presse, du droit à présenter les faits comme elle l'entend.
Il est précieux et fondamental que nous puissions défendre cet état d'esprit là contre le totalitarisme, contre ceux qui veulent imposer une seule vison, leur vision à eux du monde».

La maire PS de Lille Martine Aubry a réagi en début d'après-midi : «C’est avec effroi et horreur que j’ai appris l’attaque terroriste dont a été victime Charlie Hebdo. Cet acte est monstrueux. Je pense en premier lieu aux victimes, à leurs familles et leurs proches et aux blessés. En ces circonstances dramatiques, je tiens à adresser tout mon soutien au journal Charlie Hebdo qui participe fortement au pluralisme de l’information. C'est dans ces moments que les Français doivent être unis face à la barbarie et soutenir ceux qui agissent pour retrouver les coupables et empêcher des actes de cette nature».

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