Des peines mesurées, d'un à sept ans de prison, ont été prononcées mercredi à Paris au procès du "réseau Hamidovic" à l'encontre d'une vingtaine de prévenus poursuivis pour avoir obligé des jeunes filles, principalement mineures, à voler dans le métro parisien.
Des peines mesurées, d'un à sept ans de prison, ont été prononcées mercredi à Paris au procès du "réseau Hamidovic" à l'encontre d'une vingtaine de prévenus poursuivis pour avoir obligé des jeunes filles, principalement mineures, à voler dans le métro parisien. - Philippe Desmazes AFP

En deux mois, les vols leur auraient rapporté entre 150.000 et 200.000 euros. Des peines de 4 à 7 ans de prison ferme ont été prononcées jeudi à l'encontre de trois membres présumés d'une branche du «réseau Hamidovic» accusés d'exploiter et contraindre des jeunes mineures à voler dans le métro parisien.

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Ce procès devant le tribunal correctionnel de Paris concernait une ramification du clan, qui selon l'accusation avait repris les activités du réseau après l'arrestation en 2010 de son chef, Féhim Hamidovic. Celui-ci a été jugé avec une vingtaine d'autres personnes dans un premier dossier. Il a été condamné à 12 ans de prison.

La chef de clan est en fuite

La peine la plus lourde, 7 ans de prison assortie d'une peine de sûreté des deux-tiers, de 75.000 euros d'amende, d'une interdiction définitive du territoire français et d'un mandat d'arrêt, a été prononcée contre Zurha Hamidovic, en fuite, qui est la belle-soeur de Féhim.

Elle est présentée comme une chef du clan dans ce dossier, tout comme Mehmet Hamidovic. Le cas de ce dernier a été disjoint. Il sera jugé le 19 mars 2015 devant la 16e chambre du tribunal correctionnel.

L’argent dissimulé dans les parties intimes

Le tribunal a également condamné le fils de Zurha, connu sous le nom d'Aldo Hamidovic, à une peine de 6 ans de prison assortie d'une période de sûreté des deux tiers, de 50.000 euros d'amende et d'une interdiction du territoire français.

Présenté par la procureure comme un «chef de clan opérationnel», il a seulement reconnu avoir tiré profit des vols de sa femme, qui avait été condamnée à 30 mois de prison dans le premier dossier.

Mais il a contesté le reste de faits qui lui sont reprochés, dont celui d'avoir tailladé les bras d'une jeune voleuse et d'avoir encadré et donné des instructions aux jeunes filles, qui devaient parfois dissimuler l'argent dérobé dans les parties les plus intimes de leur corps.

Le «collecteur» prend quatre ans

Enfin, le tribunal a prononcé une peine de 4 ans de prison, 20.000 euros d'amende et une interdiction définitive du territoire, à l'encontre de Djemal Cizmic, accusé d'avoir joué un rôle de «collecteur» dans cette affaire.

Sous contrôle judiciaire après deux ans en détention provisoire, il ne s'était pas présenté à l'audience et le tribunal a délivré un mandat d'arrêt à son encontre.

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