Les pays de l'Union européenne avanceront leurs horloges d'une heure dans la nuit de samedi à dimanche pour passer à l'heure d'été.
Les pays de l'Union européenne avanceront leurs horloges d'une heure dans la nuit de samedi à dimanche pour passer à l'heure d'été. - Kenzo Tribouillard afp.com

Comme chaque dernier dimanche d’octobre, il va falloir régler vos montres pour le passage à l’heure d’hiver : à trois heures, il sera deux heures. Mais sitôt passée la joie de pouvoir rester une heure de plus sous la couette, place au blues des journées raccourcies où il fait nuit à 17h30. Et comme à chaque fois, pas moyen d’échapper au sempiternel débat autour du changement d’heure, une pratique qui a de moins en moins d’adeptes. Un sondage Comprendre Choisir et OpinionWay révèle que les Français ne sont que 19% à être favorables au changement d’heure.

Des économies limitées

Mis en place pour réaliser des économies d’énergie, le changement d’heure a permis d’économiser 440 GWh en éclairage en 2009, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 800 000 ménages. Un dispositif qui ne convainc guère les Français, qui sont 59% à estimer que le changement d’heure ne permet pas de réaliser de réelles économies. D’autant qu’une majorité d’entre eux ne connaît tout simplement pas le prix d’une heure d’éclairage. Difficile alors de quantifier les dépenses énergétiques évitées.

Même la Commission européenne n’est pas convaincue, considérant que les économies réalisées sont relativement limitées. La Chine, l'Algérie ou encore la Russie y ont d'ailleurs renoncé. Et dès 1997, un rapport du Sénat pointait dans une étude «que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations».

Un impact sur l’organisme

C’est d’ailleurs l’argument majeur des détracteurs du changement d’heure, qui mettent en avant ses impacts sur l’organisme. Des chronobiologistes avancent qu’il serait plus néfaste encore sur la santé que le décalage horaire lié aux changements de fuseaux lors des voyages. D’ailleurs, les trois quarts des Français pensent que le changement d’heure a des répercussions sur le sommeil, l’alimentation ou encore l’humeur. Plus grave, il impacte le nombre d’infarctus, qui augmentent de 5% dans la semaine qui suit le passage à l’heure d’été et baisse de 5% dans la semaine qui suivant le passage à l’heure d’hiver.

Mais il n’est pas trop tard pour se préparer à l’échéance de dimanche. Dès ce soir, retardez un peu votre coucher, pour habituer progressivement votre organisme à la nouvelle heure. Pensez aussi à régler toutes les horloges de la maison durant le week-end pour ne pas vous réveiller trop tôt lundi matin, ce serait dommage ! Et pour les flippés de l’obscurité matinale, la luminothérapie est une option qui a fait ses preuves. Grâce à un simulateur d’aube, il est possible de continuer à se réveiller avec la lumière du jour, pour prévenir les baisses de moral et dépressions saisonnières d’ici le prochain changement d’heure, prévu le 28 mars prochain.

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