Le "minerai de viande" vit ses derniers jours: cette dénomination professionnelle des bas morceaux, révélée au public à la faveur du scandale des lasagnes au cheval, disparaîtra d'ici la fin de l'année au profit d'une nouvelle nomenclature en dix catégories.
Le "minerai de viande" vit ses derniers jours: cette dénomination professionnelle des bas morceaux, révélée au public à la faveur du scandale des lasagnes au cheval, disparaîtra d'ici la fin de l'année au profit d'une nouvelle nomenclature en dix catégories. - Thomas Samson AFP

Désormais, une viande de porc ne pourra plus se cacher dans un plat de lasagnes sans se faire griller. C’est la promesse que fait la société Capital Biotech, qui vient de mettre en prévente un bâtonnet baptisé «Halaltest» capable de détecter la présence de porc, mais aussi d’alcool, dans n’importe quel aliment, rapporte Le Nouvel Obs.

Il suffira aux acheteurs musulmans de plonger une bandelette dans un petit tube à essai contenant l’aliment immergé dans de l’eau chaude pour savoir s’il est conforme ou non à leur religion. Une barre sur la bandelette signifie que la nourriture en question est dépourvue de «produits interdits par l’islam». Deux barres qu’elle est haram, autrement dit interdite aux musulmans.

Bientôt un test 100% halal

Vendu au prix de 6,90 euros, «Halaltest» est l’idée d’Abderrahmane Chaoui, 25 ans, diplômé d’une école de commerce, et de Jean-François Julien, l’un de ses camarades de promotion. Pour la mener à bien, ils se sont associés à Thomas Nenninger, médecin et président du syndicat des jeunes médecins biologistes de France, avec qui ils ont créé la société Capital Biotech.

Leur produit est déjà en prévente, en attendant d’être commercialisé prochainement en ligne. Il peut se commander à l’unité ou par lot de 25 tests, pour 125 euros. A terme, la toute jeune société envisage de perfectionner son test pour qu’il puisse indiquer si l’animal transformé en viande a été égorgé selon le rite musulman, «en se basant sur l’oxygénation du sang».

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