Rythmes scolaires: Les villes s'inquiètent de l'avenir du fonds d'amorçage

VILLES Le fonds d'amorçage ne devrait aider à l'avenir que les communes les plus pauvres...

20 Minutes avec AFP

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Lyon, le 5 septembre 2014
Reportage à l'ecole Paul Painleve a l'occasion de la mise en place des activites periscolaires. A Lyon, elles sont regroupees le vendredi apres-midi

Lyon, le 5 septembre 2014 Reportage à l'ecole Paul Painleve a l'occasion de la mise en place des activites periscolaires. A Lyon, elles sont regroupees le vendredi apres-midi —

Trois associations d'élus ont mis en garde lundi contre une éventuelle suppression partielle dès la rentrée 2015 du fonds d'amorçage, qui aide des communes à réformer les rythmes scolaires. Les trois organisations - Maires de France, Villes de France et Petites villes de France - ont chacune déploré dans un communiqué que l'article 55 du projet de loi de finances 2015 ne prévoie le maintien du fonds d'amorçage que pour les communes éligibles à la dotation de solidarité urbaine cible (DSU) ou à la dotation de solidarité rurale cible (DSR).

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Des coûts énormes alors que les dotations baissent

L'Association des petites villes de France (APVF), présidée par Olivier Dussopt (PS), trouve «cette disposition (...) particulièrement inquiétante dans un contexte où les collectivités locales voient leurs dotations diminuer de 11 milliards d'euros pour les trois prochaines années.» Cela «risque de mettre en péril la réforme des rythmes scolaires dans de nombreuse communes, aggravant ainsi les inégalités sur l'ensemble du territoire.» L'Association Villes de France, présidée par Caroline Cayeux (UMP), «déplore vivement ce retournement soudain de l'État alors que celui-ci s'était engagé, par la voix de ses ministres de l'Éducation nationale successifs, à compenser la mise en place de cette réforme les deux premières années». Elle «estime que l'État essaye de faire passer une nouvelle mesure d'économie sous couvert de générosité avec les communes les plus modestes, ce qui est inacceptable.»

Un fonds d'amorçage durable

L'Association des maires de France (AMF) a elle demandé au gouvernement et aux parlementaires «d'amender l'article 55 du PLF pour donner au fonds d'amorçage un caractère durable et général et pour lui affecter des crédits permettant de l'adapter au coût de la réforme». Elle a demandé à être reçue «sans délai par la ministre de l'Education nationale», Najat Vallaud-Belkacem.

Le fonds d'amorçage, prévu pour aider les communes à financer les activités périscolaires, s'élevait à 360 millions d'euros pour la rentrée 2014-2015, soit 50 euros par enfant. L'AMF avait déjà exprimé ses inquiétudes en septembre quant au financement de la réforme, estimant que «le coût médian de mise en place de trois heures d'activités périscolaires s'élève à plus de 150 euros par enfant et par an, avec des variations selon les territoires».