Illustration cigarette électronique au bureau, le 6 octobre 2013.
Illustration cigarette électronique au bureau, le 6 octobre 2013. - A. GELEBART / 20 MINUTES

Une nouvelle victime de cigarette électronique. Marie-Claude a été brûlée sur 5 cm à la cuisse au 3e degré, à cause, dit-elle, de l’explosion de la batterie de sa cigarette électronique dans sa poche. Elle a dû recevoir des soins tous les deux jours et sera peut-être contrainte de faire une greffe de peau. Cette habitante de Limoges (Haute-Vienne) compte déposer plainte, apprend-on vendredi dans Le Parisien. Si ce type de mésaventure semble être inédit dans l’Hexagone, d’autres cas se sont déjà produits à l’étranger.

En Angleterre, un cas semblable a été remarqué cet été. En août, un Britannique de 62 ans est décédé dans l’incendie de sa maison, près de Liverpool. Feu qui s’est déclenché à cause de l’explosion de sa e-cigarette qui a enflammé le tube d’une bouteille d’oxygène. Dans ce cas précis, le chargeur n’était pas celui d’origine qui était fourni avec la cigarette, contrairement à Marie-Claude, qui, assure-t-elle, continuait d’utiliser celui du fabricant.

Boule de feu dans un bar

En avril 2013, l’explosion lors de la recharge d’une e-cigarette a créé la panique dans un quartier d’Oklahoma-City. La surchauffe de l’appareil a même nécessité l’intervention sur les lieux d’une équipe de déminage, dont un robot spécialisé. Aucune indication de marque ou de modèle n’avait alors été donnée sur le type de matériel utilisé.

Autre exemple d’incident à cause du vapotage dans un pub anglais de Richmond (Nord de l’Angleterre). En avril dernier, une cigarette électronique qui était en train d’être chargée a littéralement pris feu, créant une boule de feu impressionnante. Les caméras de surveillance du bar ont capté cet instant:

«Même si cela reste des incidents isolés, nous nous inquiétons de la multiplication des accidents de ce type ces derniers temps» a précisé le responsable de l'association Electrical Safety First.

1.400 cas d’empoisonnement en un an

Outre ces explosions, des cas d’empoisonnement à cause du liquide ont été rapportés par des médias américains, et notamment le très sérieux New York Times qui fait état de cas d’intoxication suite à l’ingestion du contenu des petites fioles de recharge.

Selon le journal, une seule cuillère à café de ce liquide nicotinique peut être mortelle pour un enfant. Et moins d’une cuillère à soupe pour un adulte. Depuis 2011, les autorités ont recensé un mort dans le pays et un suicide par injection de ce produit. Mais beaucoup d’autres cas, moins graves, s’accumulent. Les centres antipoison ont comptabilisé 1.414 cas d’empoisonnement en 2013 et 651 pour les seuls quatre premiers mois de l’année 2014.

La plupart concerneraient les enfants qui, attirés par les couleurs vives des fioles, touchent, ouvrent et ingèrent le produit. Aux Etats-Unis, le dosage en nicotine est beaucoup plus important qu'en France où des normes limitent ce seuil au maximum de 20 mg/mL.

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