L'auteur d'extrême-droite Alain Soral le 4 juin 2009 à Paris
L'auteur d'extrême-droite Alain Soral le 4 juin 2009 à Paris - Boris Horvat AFP

L'essayiste d'extrême droite Alain Soral a été condamné mardi à 2.000 euros d'amende pour avoir injurié et diffamé le vice-président du Front national Louis Aliot, dans une vidéo publiée sur son site internet.

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a en outre condamné Alain Soral à verser à Louis Aliot 2.000 euros de dommages et intérêts et 3.000 euros pour les frais de justice, solidairement avec le directeur de la publication du site «Égalité et réconciliation», condamné au pénal à 1.500 euros d'amende avec sursis. Dans une vidéo publiée le 24 décembre 2011, Alain Soral évoquait les raisons de son départ du FN et critiquait l'évolution stratégique du parti d'extrême droite.

«Suceur de sionistes»

Il s'en prenait à Louis Aliot, qu'il présentait comme «partisan de la ligne sioniste du Front national» et le qualifiait, entre autres termes jugés injurieux par le tribunal, de «con du mois», ou encore de «suceur de sionistes», de «saloperie», de «crétin».

Le tribunal a en outre estimé qu'en accusant Louis Aliot d'avoir «abandonné une femme et des gosses», Alain Soral l'avait diffamé, mais les juges ont en revanche estimé que le fait d'imputer au compagnon de Marine Le Pen d'être «le gigolo» de la présidente du FN n'était pas diffamatoire, car il s'agit «d'une expression polémique et politique».

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