Le bâtiment de la police au 36 Quai des Orfèvres à Paris le 26 avril 2014.
Le bâtiment de la police au 36 Quai des Orfèvres à Paris le 26 avril 2014. - Christophe Ena/AP/SIPA

Une disparition embarrassante. Une perquisition avait lieu ce jeudi soir dans les locaux de la brigade des stupéfiants, au siège de la police judiciaire du 36 Quai des Orfèvres à Paris, après la disparition de quelque 50 kg de cocaïne qui auraient pu être dérobés, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Selon les premiers éléments de cette enquête, les hommes de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la «police des polices») enquêtent sur cette disparition, survenue vraisemblablement entre le 23 juillet et jeudi, jour où elle a été découverte. Elle était encore là le 23 juillet, selon ces sources, et elle n'y était plus jeudi, quand sa disparition a été constatée. Selon RTL, la drogue avait été saisie au début du mois après le démantèlement d’un réseau de trafiquants.

Une disparition de drogue «inédite»

Une enquête a été aussitôt ouverte, qualifiée de très sensible en l'état des investigations. «Toutes les hypothèses sont ouvertes» à cet égard, dont celle d'un vol, ce qui serait, pour les habitués des lieux, «inédit», «sans précédent», selon les mêmes sources. Cela restait en tout cas un mystère jeudi soir.

La «police des polices» a déployé les grands moyens, ratissant tous les recoins du siège de la PJ parisienne, le célèbre 36 Quai des Orfèvres, où se trouve le siège de la brigade des stup' mais aussi celui de la criminelle.  La fouille était opérée avec l'aide de chiens spécialisés dans la recherche de drogue.

Pas d'interpellations «à ce stade»

Dans un communiqué diffusé dans la soirée, la préfecture de police de Paris, dont dépend le «36», a confirmé l'affaire. «Informé de la disparition de 51 kg de scellés de cocaïne à la brigade des stupéfiants» de la PJ parisienne, dit le texte, «et parallèlement à l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris, le préfet de police a immédiatement saisi l'IGPN d'une enquête administrative». Une source a précisé, peu avant 22h, qu'il n'y avait pas eu «à ce stade» d'interpellations.

Le «36», filmé par les plus grands cinéastes, avait été secoué par un scandale en avril dernier. Quatre policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), l'«antigang», installée non loin de la brigade des stupéfiants, avaient été interpellés, soupçonnés d'avoir violé une Canadienne de 34 ans, dans leurs locaux mêmes.

Deux des policiers ont été mis en examen pour viol en réunion et placés sous contrôle judiciaire, tandis qu'un troisième a été entendu sous le statut de témoin assisté par un juge d'instruction. L'un des mis en examen a reconnu une relation sexuelle avec la plaignante, soutenant qu'elle était consentante.

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