Illustration d'une agence Pôle Emploi.
Illustration d'une agence Pôle Emploi. - LCHAM/SIPA

Il n’y a pas que la courbe du chômage qui progresse. Au sein des agences de Pôle Emploi, le climat de plus en plus tendu se traduirait par une augmentation des agressions contre les conseillers. Le Parisien révèle que la direction a recensé 8.442 actes de violences physiques ou verbales en 2013, soit une augmentation de 13 % par rapport à l’année précédente.

Les causes de cette augmentation sont difficilement identifiables mais des règles mal comprises par les usagers sont pointées: le phénomène d’indus amenant les chômeurs à rembourser des trop-perçus d’allocation. Ou la nouvelle convention d’assurance chômage entrée en vigueur le 1er juillet.

Un bouton d’alarme silencieuse sous le bureau

Côté salariés, on dénonce les conséquences de la difficile fusion des Assedics et de l’ANPE en 2008. «La direction est dans une logique d’économies et cela dégrade les conditions de travail. Certains conseillers ont tant de chômeurs à gérer qu’ils n’ont même plus le temps de prendre contact avec eux», témoigne François Millet, délégué syndical SNU. Selon le quotidien, certains agents disposent même désormais d’un bouton d’alarme silencieuse sous leur bureau à actionner quand un entretien est sur le point de dégénérer.

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