Un touriste s'amuse à Hawaï
Un touriste s'amuse à Hawaï - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le Parisien est un «sale type», les autres ne se lavent pas et ne parlent pas anglais. Lorsqu’il est chez lui, le Français n’a pas bonne réputation. A l’étranger, l’addition de remarques cinglantes sur notre comportement est-elle moins salée? Pas vraiment.

Cette année encore, le Français remporte la palme du touriste le plus désagréable, selon une enquête menée par Travelzoo en juin 2014. Interrogés sur notre page Facebook ce jeudi matin, les internautes de 20 Minutes confirment. Sales, malpolis, bruyants, les voyageurs sortis de l’hexagone confient leur gêne face à l’attitude de leurs propres compatriotes.

«Nous avons nettoyé la table pour eux»

«J'ai eu honte une fois, écrit Virginie. C'était à l'Ile Maurice, un groupe de Français visitait un temple. Ils étaient quasi nus, parlaient forts et buvaient sans complexe leurs bières.» Une allure pas vraiment «adaptée dans un lieu de culte», souligne cette internaute, ni dans un parc naturel. Marina raconte: «Il était écrit partout de garder le silence pour l'observation des oiseaux qui nichaient. Deux petits groupes de Français n'ont pas arrêté de hurler des âneries.» 

Respecter les consignes? Très peu pour eux. Et au pire il y a toujours l’excuse de la langue. En voyage dans l’Ouest américain, Sandrine regrette la négligence de certains. «Il faisait 45°C. Les panneaux comme le personnel de l’hôtel et les guides indiquaient tous de porter des baskets avec chaussettes et des tee-shirts à manches. Des Français se baladaient en tongs et débardeurs, sous prétexte de ne pas comprendre les consignes.» Oui, c’est avant tout leur santé qu’ils mettaient ici en danger. «Mais ça la fout mal, peste Sandrine, les gens s’en fichaient.»

De l’indifférence au manque de respect, les indélicatesses de certains font bouillir nos internautes. Marine s’est même senti obligée, dans un fast-food de Berlin, de réparer elle-même les boulettes de ses concitoyens. «Ils parlaient très fort et sont partis en laissant plateaux et déchets sur leur table, se souvient-elle. Nous avons tellement eu honte avec ma meilleure amie, qu’en partant, nous avons débarrassé et nettoyé à leur place.»

«Ils se vantaient de ne pas laisser de pourboire»

«Française pure souche à regret», Florentzi assume son ras-le-bol. «Quand je suis à l'étranger, j'ai honte de dire que je suis française, lâche-t-elle. Je sais que je vais me faire lyncher sur ce post facebook (finalement pas vraiment, ndlr), pas la peine de vous fatiguer, ça ne fera qu'aggraver l'image de la France. What a shame, oh dear.» 

Aimés ou pas, les touristes aussi, semblent accepter leurs travers. «Après cinq minutes de conversation, ils se vantaient de ne pas laisser de pourboire», nous raconte Sandrine, en trip aux Etats-Unis. «Du genre Tartarin de Tarascon, selon Anne-Marie, qui a vécu deux ans sur un bateau de croisière en Egypte. Des vacanciers lanceraient des "je vais leur montrer comment il faut faire" et "je vais me plaindre car ils ne parlent pas français."» Avant de dégainer l’excuse ultime. «On a payé alors on fait ce qu’on veut». 

Tous les internautes qui témoignent ne souhaitent bien sûr pas «faire de généralités». Sandrine nous précise même que ça ne l’empêche pas «d’être fière de sa nationalité française». A l’autre bout du téléphone, l'Héraultaise écarte un proche qui lui parle de leur sortie en bord de mer, «vers 18h». Elle enchaine. «Vous voyez, là, je vais à la plage, un endroit très touristique. Je suis sûre que je vais croiser des vacanciers allemands ou anglais, saouls, une bière à la main, en plein soleil.» Sandrine, on compte sur toi pour rester calme, relativiser et si possible, redorer l’image des Français. 

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