Logement étudiant: Toutes les tendances de prix, ville par ville

EXCLUSIF «20 Minutes» dévoile ce lundi les résultats d'une enquête de Century 21 sur les loyers des logements étudiants…

Delphine Bancaud

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S.ORTOLA / 20 MINUTES

Tout juste bacheliers ou déjà étudiants, ils sont dans les starting-blocks pour rechercher un logement. Pour les aider, 20 Minutes dévoile en exclusivité le baromètre des prix de l’immobilier étudiant concocté par le réseau Century 21. Celui-ci est consultable dans le détail sur son site Internet. Un outil utile lorsqu’on visite un appartement «car il permet d’évaluer immédiatement si le loyer proposé se situe dans une fourchette de prix raisonnable ou pas», souligne Laurent Vimont président de Century 21. 20 Minutes fait le point sur les tendances.

Les villes où les prix baissent

Bonne nouvelle cette année: «La tendance des prix est à la baisse dans de nombreuses villes. Car entre 2008 et 2011, le dispositif Scellier a permis la création de 220.000 logements dont beaucoup sont venus alimenter le marché locatif étudiant, ce qui a joué sur les prix. Par ailleurs, avec la crise, de plus en plus d’étudiants restent chez leurs parents, ce qui a permis de rééquilibrer l’offre et la demande de logements étudiant dans certaines villes», analyse Laurent Vimont. Du coup, les prix des loyers pour des superficies moyennes entre 20 et 30 m2 sont en baisse dans des villes étudiantes comme Montpellier (loyers qui s’échelonnent entre 386 et 464 euros charges comprises), Marseille (393 et 570 euros), Grenoble (280 et 380 euros), Lille (450 et 620 euros), Limoges (250 et 450 euros), Villeurbanne (450 et 600 euros), Lens (250 et 450 euros), Dijon (300 et 350 euros), Besançon (250 et 500 euros), Le Mans (300 et 400 euros), La Rochelle (400 et 450 euros), Reims (300 et 550 euros), Le Havre (350 et 500 euros).

Les villes où les loyers stagnent

«La décélération des prix de l’immobilier ne se constate pas partout, en raison de la forte demande de logements enregistrée dans certaines villes, qui n’est pas compensée par une production suffisante de logements neufs», explique Laurent Vimont. C’est le cas à Lyon (entre 431 et 613 euros), Bordeaux (393 et 500 euros), Toulouse (352 et 510 euros), Strasbourg (380 et 440 euros), Nantes (343 et 450 euros), Nice (447 et 533 euros), Clermont Ferrand (350 et 400 euros), Nancy (320 et 390 euros), Saint-Etienne (250 et 350 euros), Pau (320 et 390 euros), Tours (300 et 400 euros), Rouen (350 et 400 euros), Amiens (350 et 460 euros), Valenciennes (280 et 380 €)

On peut aussi observer la stagnation des prix à Paris où les loyers des appartements pour étudiants s’échelonnent entre 604 et 853 euros. «Mais, ceci est une moyenne et il faut préciser que les prix ont quand même baissé dans le 1er et 2e arrondissements (entre 500 et 700 euros), dans le 3e (600 et 750 euros), dans le 4e (800 et 1.000 euros), dans le 5e (700 et 1.500 euros), dans le 8e (530 et 900 euros), dans le 9e (600 et 900 euros), dans le 13e (540 et 750 euros) dans le 15e (600 et 800 euros) et dans le 16e (500 et 875 euros)», annonce Laurent Vimont.

Les villes où les prix montent

«Le marché immobilier est pénurique dans certaines villes qui font l’objet d’une plus forte demande qu’auparavant ou dans lesquelles les constructions de logements ont été faibles ces dernières années», observe Laurent Vimont. Mais fort heureusement pour les jeunes, il ne s’agit pas de villes qui abritent un grand nombre d’étudiants. C’est le cas par exemple de Mont-de-Marsan où les loyers de logements étudiants s’échelonnent désormais entre 300 et 350 euros, Montreuil (entre 560 et 620 euros), Choisy-le-Roi (500 et 650 euros) où Salon-de-Provence (450 et 700 euros).

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