Un combattant syrien opposant au régime de Damas à Alep en Syrie.
Un combattant syrien opposant au régime de Damas à Alep en Syrie. - MUSTAFA ALI/SIPA

Le gouvernement a déployé mercredi une série de mesures «contre la radicalisation violente et les filières terroristes» mais, semble-t-il, ce n’est pas assez.

C’est en tout cas l’avis du juge antiterroriste Marc Trevidic, du consultant international spécialiste du terrorisme Jean-Charles Brisard et de l’avocat Thibault de Montbrial qui co-signent dans Le Figaro une tribune, préconisant la création d’une nouvelle infraction pour lutter contre ce «fléau».

Partant du constat que l’Etat se retrouve dans l’incapacité à empêcher les départs de ces jeunes djihadistes, la plupart autoradicalisés sur le «Googlistan», les experts estiment qu’il faut «combler une lacune du droit».

Interdiction de combattre à l’étranger sans autorisation

Cette infraction, «nouvel outil judiciaire de neutralisation précoce», pourrait être caractérisée par «la consultation habituelle de sites Internet de propagande», «l’acquisition de composants ou de produits explosifs», «le repérage de cibles», «l’entraînement militaire et les mouvements financiers suspects».

Les signataires prônent aussi «la création d’un délit-obstacle d’interdiction de combattre à l’étranger sans autorisation».

Selon eux, tous les projets d’attentats majeurs ayant visé la France depuis quinze ans étaient le fait d’anciens djihadistes.

Et déjà deux projets d’attentats ont été imputés à des vétérans syriens», la première en Grande-Bretagne à l’été dernier, la seconde en France avec la cellule de «Cannes-Torcy» qui avait des liens avec la Syrie.

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